Le Collège des médecins a fait volte-face au cours de la fin de semaine en acceptant que les IPS diagnostiquent des problèmes de santé courants.

Infirmières praticiennes spécialisées: McCann veut aller plus loin

La ministre de la Santé Danielle McCann espère convaincre le Collège des médecins de laisser encore plus d’autonomie aux infirmières praticiennes spécialisées (IPS), notamment à celles qui travaillent à l’hôpital.

Une rencontre est prévue cette semaine entre la ministre McCann et Mauril Gaudreault, président du Collège des médecins. Heureuse que le Collège ait fait volte-face au cours de la fin de semaine en acceptant que les IPS diagnostiquent des problèmes de santé courants, la ministre croit qu’il s’agit seulement d’une «première étape». 

«Appréciées»

«On va continuer nos discussions pour la suite des choses.» La ministre veut maintenant parler avec M. Gaudreault du rôle que ces infirmières jouent à l’hôpital, notamment auprès des médecins spécialistes, «qui les apprécient beaucoup». Pour l’heure, il n’est pas question d’imposer les conditions d’exercice des différents acteurs de la santé par une loi. Mme McCann indique qu’elle modifiera plutôt un règlement. «Ça va beaucoup plus vite qu’un projet de loi.»

En fin de journée lundi, le Collège des médecins a précisé sa position. Dans un communiqué envoyé à ses membres, il soutient que toutes les IPS (pas seulement celles qui travaillent en première ligne), pourront diagnostiquer un problème de santé courant. 

Aussi, le délai de 30 jours en première ligne et en santé mentale pour qu’un patient voie le médecin afin de confirmer le diagnostic est aboli immédiatement. 

Christine Laliberté, présidente de l’Association des IPS du Québec, a salué ces précisions, mais indique que ses membres aimeraient encore en faire davantage. «On va devoir encore référer aux médecins pour plusieurs choses.»  Avec Élisabeth Fleury