«Héma-Québec cherche toujours à avoir une réserve de six jours. Avec une réserve de six jours, on en aurait amplement pour faire face à un événement tragique.»

G7: Héma-Québec devra accroître ses réserves de sang

La préparation pour le Sommet du G7 des 8 et 9 juin est pointue au point où les autorités sanitaires et politiques ont demandé à Héma-Québec d’accroître les réserves de produits sanguins dans les hôpitaux de Charlevoix et de la capitale.

«C’est sur l’écran radar d’Héma-Québec que cet événement arrive», confirme au Soleil Laurent Paul Ménard, directeur des relations publiques. «Il nous a été demandé de prévoir des réserves de sang suffisantes pour faire face à un événement.»

L’organisation dispose déjà d’un surplus utilisable en cas d’imprévu. «Héma-Québec cherche toujours à avoir une réserve de six jours. Avec une réserve de six jours, on en aurait amplement pour faire face à un événement tragique.»

Sauf que dans le cadre du Sommet du G7, le fédéral et la sécurité publique québécoise ont demandé que les stocks de la précieuse ressource soient acheminés directement sur le terrain, là où les équipes médicales pourraient en avoir besoin rapidement en cas de tragédie. 

«Là où il y a une différence, c’est vraiment au niveau des banques de sang des centres hospitaliers qui sont situés à proximité des événements du G7, […] La Malbaie, Baie-Saint-Paul et tous les centres hospitaliers du côté de Québec.» Les hôpitaux qui seront au cœur de l’action entreposeront donc plus de produits sanguins qu’à l’accoutumée. 

«Également, il y a des mesures qui sont prises pour faciliter les déplacements si un véhicule d’Héma-Québec devait aller approvisionner les centres hospitaliers, du côté de La Malbaie entre autres», poursuit le porte-parole. C’est que les camions arborant le logo à la goutte rouge pourraient être freinés par un accident sur la route 138, par exemple. «Selon l’urgence du moment», si les équipes médicales ont besoin de grande quantité dans un bref délai, les pochettes pourraient être transportées par des voitures de patrouille et des ambulances.

En résumé : «Oui, on a été contacté. Oui, les mesures sont prises avec les centres hospitaliers. Donc, on est prêts à faire face à la musique… mais souhaitons que ce ne sera jamais le cas.»