Frais accessoires abusifs: l'attente du verdict sera longue pour les ophtalmos en cause

Les 17 ophtalmologistes du Centre oculaire de Québec cités devant le conseil de discipline de leur ordre professionnel pour avoir fait payer à leurs patients des frais accessoires abusifs ne connaîtront pas leur sort avant plusieurs mois. Les audiences, qui avaient débuté lundi, ont été suspendues le temps que la Cour supérieure se penche sur une objection soulevée par les intimés.

L’objection concerne le calcul fait par le syndic du Collège des médecins pour déterminer le prix d’une goutte ophtalmique. La partie intimée considère que ce calcul doit être effectué par un expert-comptable, et non par le syndic. Le Conseil de discipline a accueilli l’objection.

«La partie plaignante ne partage pas cette opinion, c’est pourquoi elle présentera devant la Cour supérieure une «Demande de remise en contrôle judiciaire sur objection de la partie plaignante»», explique la porte-parole du Collège des médecins, Leslie Labranche.

Et comme ce n’est pas un dossier «urgent» pour la Cour supérieure, il faudra vraisemblablement attendre plusieurs mois avant que les audiences devant le conseil de discipline du Collège puissent reprendre, évalue Mme Labranche.

Le syndic de l’ordre professionnel reproche aux ophtalmologistes du Centre oculaire de Québec d’avoir facturé à leurs patients des montants excessifs variant entre 20 $ et 60 $ pour des gouttes ou des médicaments ophtalmiques.