Frédéric Borne et Maxim Vachon-Savary vendent leurs capteurs à fibre optique à des entreprises médicales, telles que Johnson & Johnson, qui vont par la suite distribuer le produit fini dans les hôpitaux partout dans le monde.

FISO Technologies: la fibre optique qui sauve des vies

Dans un immeuble commercial de la rue Saint-Jean-Baptiste, en pleine zone industrielle dans le secteur Les Saules, se cache une entreprise de haute technologie qui, tous les jours, aide à sauver des vies partout dans le monde.
<p>Depuis l'acquisition de Samba Sensors, FISO produit des sondes destinées aux tests effectués sur les animaux. Son principal secteur d'activité demeure toutefois le domaine médical. </p>
«Les gens qui mettent les pieds ici sont toujours surpris de voir qu'est-ce qu'on fait, surtout qu'on est situé à côté d'un garage...», laisse tomber Frédéric Borne, directeur général de FISO Technologies, une entreprise née dans les murs de l'Institut national d'optique il y a 20 ans. Son principal créneau? La fabrication de capteurs à fibre optique utilisés dans le domaine médical pour traiter les problèmes cardiaques ou musculaires.
«Nous, on vend une sonde pression. Le client fait ce qu'il veut avec. Il peut l'utiliser dans des cathéters pour mesurer la pression cardiaque ou musculaire, par exemple, pour faire le suivi d'un cycliste ou d'un piéton happé par une voiture.» FISO vend à des entreprises médicales, telles que Johnson & Johnson, qui vont par la suite distribuer le produit fini dans les hôpitaux partout dans le monde. «On en vend zéro au Canada, mais je suis convaincu qu'il y a de nos produits à l'Hôpital Laval», illustre M. Borne.
Selon Maxim Vachon-Savary, chef de produits, FISO Technologies exporte quelque 100 000 dispositifs médicaux par année, et ce, grâce à une croissance soutenue ces quatre ou cinq dernières années. «Si on remonte à il y a 10 ans, on en produisait moins de 5000», précise-t-il.
Bien que les dispositifs médicaux demeurent le principal secteur d'activité de FISO, une nouvelle branche est en train de se développer, grâce à l'acquisition récente de Samba Sensors, une société suédoise dont la technologie est surtout utilisée pour effectuer des tests sur les animaux. «Les sciences de la vie, c'est très complémentaire à ce qu'on faisait déjà», observe M. Borne.
Nouvelles ententes
Avec des ententes conclues pour une distribution dans différents laboratoires et instituts nationaux aux États-Unis, au Japon et en Europe, les capteurs de FISO aideront ainsi les chercheurs dans leurs démarches visant à créer de nouveaux médicaments, pour des maladies dégénératives, par exemple.
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Croissance et... embauche!
Avec la croissance des dernières années vient aussi le problème... de l'embauche! «Le plein emploi à Québec, ce n'est pas juste dans les journaux», lance le directeur général Frédéric Borne, signalant à quel point il est difficile de recruter dans le secteur. Pourtant, plusieurs postes de production, représentant facilement 50 % de son personnel, ne requièrent qu'un diplôme de cinquième secondaire.
«On a beaucoup d'horlogères, d'anciennes couturières qui travaillent chez nous. Ça prend des gens qui aiment la minutie, qui sont capables de manipuler le petit.» Une douzaine de postes sont actuellement disponibles, venant ainsi bonifier les quelque 65 postes déjà existants. Du nombre, certains emplois sont plus spécialisés, notamment en ce qui concerne la recherche, la qualité, la vente et le marketing.