«On fait des détours pour aider les gens [...] Pour ceux qui ont les moyens de payer, on leur donne la facture. Mais on essaie de trouver d’autres mécanismes pour financer nos services pour que ça puisse être gratuit», explique Élie Belley-Pelletier, dg de la clinique d’orthophonie et d’ergothérapie sociale.

Ergothérapie sociale pour tous [VIDÉO]

Après la clinique d’orthophonie sociale basée à Limoilou qui fonctionne bien depuis plus de trois ans, la même équipe ouvre une clinique d’ergothérapie sociale avec de nouveaux professionnels. Les services se glissent entre les prix élevés des cliniques privées et le long temps d’attente en santé publique.

«La clinique d’orthophonie a ouvert ses portes en février 2016, la réflexion à cette époque-là était de développer une option en économie sociale pour des services qui touchent beaucoup la population. On parle de 15 % des enfants qui ont un retard ou un trouble de langage, et avec des problèmes d’accès dans les services de santé publique et des prix assez élevés au privé, on s’est dit qu’il fallait offrir une alternative», explique Élie Belley-­Pelletier, directeur général de la clinique d’orthophonie et d’ergothérapie sociale. 

Camp d’été

La clinique est en fait un organisme à but non lucratif. Elle offre des services payants et utilise tout l’argent généré pour investir dans plusieurs projets sociaux qui visent les populations plus vulnérables. Depuis trois ans, la clinique organise notamment un camp d’été pour les enfants avec des troubles de langages. Les activités leur permettent d’arriver plus préparés à l’école. 

«L’orthophonie et l’ergothérapie sont assez interreliées, surtout pour les enfants. On est en train de construire des services qui nous permettront de faire des adaptations à domicile par exemple. L’économie sociale a sa place dans les deux disciplines, et elles fonctionnent très bien ensemble. On s’est dit que ça pourrait être intéressant d’avoir les deux sous la même enseigne, afin d’offrir quelque chose de plus exhaustif, avec de meilleurs traitements», indique aussi M. Belley-Pelletier

Deux adresses

Les services sont offerts au grand public, l’équipe est installée sur la 4e Rue dans Limoilou et sur le boulevard Masson dans le quartier Duberger–Les Saules.

«Il y a une attitude aussi qu’on va incarner, qui est différente. On fait des détours pour aider les gens, on a des partenariats avec des fondations. Pour ceux qui ont les moyens de payer, on leur donne la facture. Mais on essaie de trouver d’autres mécanismes pour financer nos services pour que ça puisse être gratuit. Juste le fait d’être installés dans un quartier défavorisé, c’est un message. Les cliniques sont presque toutes en banlieue», termine le directeur général. 

Pour plus d’informations, il est possible de visiter le site Web de la nouvelle clinique d’ergothérapie sociale (ergotherapiesociale.org).