Endoceutics produit Intrarosa, un médicament qui traite les troubles résultant d’un manque d’hormones sexuelles chez la femme post-ménopausée. Le regretté Dr Fernand Labrie a créé Intrarosa.

Endoceutics s’entend avec l’Université Laval et le CHU de Québec

Le litige entre Endoceutics, l’Université Laval et le CHU de Québec sur le «Viagra féminin» s’est enfin réglé après plusieurs années de combat devant les tribunaux. Les trois parties ont signé un accord hors cours, dont le montant n’a pas été divulgué.

L’entente prévoit des montants forfaitaires dus par Endoceutics, des redevances à être perçues sur les redevances futures liées à Intrarosa et une participation en équité dans la société Endoceutics.

«La situation est garante pour toutes les parties. C’est plus simple de travailler en collaboration et partager les retombées économiques du travail de recherche», a souligné le président et chef de la direction d’Endoceutics, Dennis Turpin.

En mai, l’entreprise avait été condamnée par la Cour supérieure de verser en parts égales 11,28 millions $ au CHU de Québec et à l’Université Laval. L’affaire avait été portée en appel. Mais M. Turpin souhaitait ardemment pouvoir régler le dossier rapidement pour pouvoir se concentrer sur la mise en marché de son produit phare, Intrarosa en Europe.

«On s’est entendu pour reconnaître un certain montant qui a été déjà versé au CHU de Québec et à l’Université Laval. D’autres sommes seront versées prochainement. On va partager aussi des recettes clairement identifiées qui vont provenir d’Intrarosa dans les années futures, et l’Université Laval et le CHU de Québec sont devenus actionnaires d’Endoceutics. Maintenant, on travaille en équipe», a-t-il mentionné.

Le regretté Dr Fernand Labrie, le créateur d’Intrarosa, un médicament qui traite les troubles résultant d’un manque d’hormones sexuelles chez la femme post-ménopausée, avait signé une entente en 1991 avec l’Université Laval et le CHU de Québec alors qu’il était chercheur et professeur à l’Université Laval.

Pour la rectrice de l’Université Laval, Sophie D’Amours, toutes les parties vont pouvoir maintenant «apprécier les retombées de cette découverte très significative au plan social et économique. Les recherches en santé à l’Université Laval, et particulièrement celles en santé des femmes, figurent parmi les meilleures au pays. Elles paveront ainsi la voie à de potentielles relations partenariales avec Endoceutics».

La FDA américaine a approuvé Intrarosa pour le traitement de la dyspareunie en novembre 2016 alors que l’Agence européenne des médicaments (EMA) a approuvé Intrarosa pour le traitement de l’atrophie vulvo-vaginale en janvier 2018. Il est en vente depuis 18 mois aux États-Unis et sa vente a commencé en Suède ce mois-ci. Le produit n’est pas encore approuvé au Canada, mais il fait l’objet d’une demande.

Endoceutics construit actuellement une usine à L’Ancienne-Lorette qui devrait ouvrir début 2020.