Un homme dans la quarantaine a été blessé au haut et au bas du corps.

Ebola: les ambulanciers de Québec inquiets

Le syndicat des ambulanciers de Québec craint que les véhicules utilisés par ses paramédicaux ne soient pas équipés pour faire face à un cas d'infection au virus Ebola.
«On n'a pas la protection adéquate pour se protéger si on transporte un patient», a affirmé Martin Jobin, président de l'Association des travailleurs du préhospitalier de Québec (ATPH), mercredi. 
Selon lui, les ambulanciers représentent des intervenants à risque, puisqu'ils sont en première ligne et donc souvent les premiers arrivés sur les lieux d'une urgence. «On ne sait pas quand un cas pourrait arriver à Québec», a-t-il indiqué. «On aimerait ça être équipés comme on devrait l'être pour faire face à cette situation-là. [...] Chaque camion devrait avoir les équipements, mais on ne les a pas.» 
Éric Hamel, directeur du service clinique et logistique à la Coopérative de transport ambulancier de Québec (CTAQ), a rétorqué au Soleil que tout le matériel de protection est déjà à la disposition des ambulanciers. 
Selon lui, le syndicat fait référence à des combinaisons de type Tyvek protégeant les travailleurs de la tête au pied, lesquelles se trouvent uniquement dans les véhicules de superviseur. Or, dit-il, chaque ambulance possède des équipements de protection adéquats pour prendre en charge un éventuel patient atteint d'Ebola. 
Malgré cela, la CTAQ a déjà commandé des combinaisons Tyvek pour ses véhicules. Les ambulances en seront munies «dans les prochains jours», a-t-on dit au Soleil. Mais Éric Hamel précise qu'il ne s'agit pas d'une commande passée pour prévenir le virus Ebola. «On avait déjà fait la commande avant.» 
La réelle lutte contre Ebola se fait par un groupe d'échange d'information international dont la CTAQ fait partie. «Nous avons une rencontre par semaine [depuis trois mois].»
Les combinaisons permettront de lutter contre différents types d'infections, de la simple gastro jusqu'à la redoutable fièvre hémorragique qui a déjà fait 4700 morts en Afrique.
L'inquiétude aurait cependant gagné quelque peu les rangs de la CTAQ, notamment en raison des trois premiers cas d'infection recensés aux États-Unis, au Texas. «On n'est à l'abri de rien, mais les dangers sont minimes», a affirmé Rémi Chouinard-Pelletier, superviseur à la CTAQ.