Réjean Hébert a fait valoir que l'an passé, il n'y a pas eu de coupes dans son ministère. Il a rappelé que le budget qu'a déposé son collègue aux Finances prévoit une hausse de 3 % des fonds dans le réseau de la santé.

Des négos avec les médecins dépendent d'éventuelles coupes en santé

Des coupes pourraient être décrétées en santé si le gouvernement n'arrive pas à convaincre les médecins d'étaler leurs futures hausses de salaire, indique le ministre Réjean Hébert.
Le titulaire du portefeuille de la Santé et des Services sociaux a évoqué cette hypothèse, mercredi, en se présentant au Conseil des ministres.
Devant les micros, M. Hébert a fait valoir que l'an passé, il n'y a pas eu de coupes dans son ministère. Il a rappelé que le budget qu'a déposé son collègue Nicolas Marceau (Finances) prévoit une hausse de 3 % des fonds dans le réseau de la santé.
Ce niveau de croissance des enveloppes budgétaires ne met pas le ministère à l'abri de compressions, a-t-il admis. «Ça dépend des négociations avec les médecins, a-t-il convenu. Sur les 976 millions $ [de plus prévus dans le budget], il y a 540 millions $ qui vont à l'augmentation des revenus des médecins.»
Le député-ministre de Saint-François a indiqué que des premiers contacts ont été conduits entre ses hauts fonctionnaires et les représentants des médecins. «Nous allons nous asseoir avec [ces derniers] pour voir comment on peut étaler les revenus des médecins de façon à donner un peu plus d'oxygène au réseau pour la prochaine année.»
Réjean Hébert a évidemment «bon espoir» de parvenir à une entente. Il a convenu que s'il n'y en a pas, «il faudra prendre des décisions en conséquence». Il n'a évidemment pas identifié les répercussions.
«Nous sommes à examiner le budget, déposé la semaine dernière. Nous connaissons le cadre financier. Donnez-nous le temps de voir les crédits qui y seront associés», ce qui ne sera possible qu'au lendemain des prochaines élections.