Des infirmières dédommagées pour les heures supplémentaires «abusives»

Le CHU de Québec versera «un montant significatif en compensation» à plusieurs centaines de ses infirmiers et infirmières contraints à du temps supplémentaire obligatoire et abusif.
La Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) a présenté, lundi, l'entente survenue avec le CHU de Québec à propos de quelque 500 griefs déposés par le syndicat comme «une victoire majeure». 
Cette entente fait suite au jugement d'un arbitre, en 2014, tranchant en faveur de la FIQ, qui estimait que le recours systématique au temps supplémentaire obligatoire était contraire à la convention collective. L'entente annoncée mardi règle l'ensemble des griefs déposés avant 2014 au sujet du temps supplémentaire abusif, mais qui n'avaient pas été visés par le jugement précédent. 
«L'employeur vient par cette entente confirmer qu'il veut tourner la page», s'est réjouie la présidente par intérim du Syndicat interprofessionnel du CHU de Québec, Nancy Hogan. 
C'est que la situation s'est grandement améliorée depuis le dépôt des griefs et en particulier depuis le jugement de 2014, explique Mme Hogan. «Des centaines de postes sont passés de temps partiel à temps complet», a notamment pointé la présidente syndicale. 
Le temps supplémentaire obligatoire a diminué de pratiquement 70 % depuis le dépôt des griefs réglés jeudi, selon le syndicat, qui estime néanmoins que des améliorations sont toujours possibles. «La situation n'est pas parfaite et une heure de temps supplémentaire obligatoire est une heure de trop. Mais les professionnels en soin ne vivent plus les contraintes qu'ils vivaient à l'époque.»