Un important dégât d’eau est survenu à l’hôpital de Rimouski. L’eau a causé des dommages sur six des sept niveaux de l’établissement.

Dégât d’eau majeur à l’hôpital de Rimouski

MATANE — Un important dégât d’eau est survenu à l’hôpital de Rimouski, causant des dommages sur six des sept niveaux de l’établissement. Le bris d’une conduite d’eau dans une chambre du cinquième étage est à l’origine du sinistre.

L’incident est survenu samedi soir, mais ce n’est que jeudi que le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) du Bas-Saint-Laurent en a avisé la population. «On voulait mettre en place l’organisation et bien coordonner les travaux entre les différents secteurs qui étaient impactés par le dégât d’eau», justifie la conseillère aux communications du CISSS, Ariane Doucet-Michaud.

La porte-parole du centre hospitalier confirme que beaucoup d’eau s’est infiltrée d’un étage à l’autre, mais de façon très localisée. «C’est dans un périmètre très circonscrit, explique-t-elle. C’est d’une chambre à l’autre en hauteur.» Des experts examinent actuellement la pièce défaillante afin de comprendre la nature du bris.

Aucune évacuation n’a été nécessaire, si ce n’est d’avoir dû déménager certains patients au même étage. «On les a changés de chambre pour permettre de faire un périmètre autour de la chambre qui nécessite des travaux d’assèchement, précise Mme Doucet-Michaud. Ça a très bien été géré à l’interne.»

Pas de conséquences sur les patients

Si l’incident n’a pas de conséquences sur la clientèle de l’hôpital, il n’en demeure pas moins que l’équipement servant à l’assèchement sur les six étages est bruyant.

«C’est inévitable, indique la conseillère aux communications du CISSS. On ne peut pas s’en sortir, si on veut bien assécher les parois. Il y a des bâches et des zones de sécurité autour d’une chambre par étage. Ça réduit un peu la largeur du corridor.» Mais, selon elle, les employés n’en sont pas affectés. «On s’est assurés que ça permette le bon déroulement des fonctions de chacun et que ça ne nuise pas en termes de sécurité et santé au travail, pour la réalisation des codes bleus et des codes blancs.»

Aucun appareil spécialisé n’a été touché, ce qui, autrement, aurait pu faire grimper l’évaluation des dommages. À ce chapitre, le CISSS n’avance aucun chiffre. «Pour le moment, il est trop tôt pour avoir un estimé du budget», affirme Ariane Doucet-Michaud. C’est la même chose pour l’échéancier des travaux.

«Il est un peu tôt pour avoir un échéancier final, mais on parle de deux à trois semaines de travail d’assèchement et de réparations mineures, dit-elle. On parle de faire certaines rénovations aux murs qui ont été percés et dans les salles de bain, s’il y a du carrelage à refaire.»

C’est Assek Technologie de Lévis qui a obtenu le contrat d’assèchement d’un montant de 54 000 $. «C’est une firme qui se spécialise en dégâts d’eau et qui est certifiée pour travailler avec des organisations publiques et des hôpitaux, spécifie la porte-parole du CISSS. Donc, elle connaît les normes auxquelles nous sommes assujettis pour éviter qu’il y ait des moisissures ou des infections qui se propagent.»