Roberto Bomba, trésorier de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec

Coupes de 14,5 millions $ au CHU: les soins aux patients affectés, dit le syndicat

Les nouvelles coupes de 14,5 millions $ imposées aux hôpitaux du CHU de Québec affecteront la qualité des soins aux patients, dénonce le syndicat.
«Le budget d'austérité du gouvernement Couillard continue à faire des ravages. Les annonces de coupures se multiplient», a lancé Roberto Bomba, trésorier de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec. 
«Pour nous, c'est impossible que des coupures de cet ordre n'aient pas d'impact direct sur la population», a poursuivi M. Bomba. 
Cette nouvelle vague de compressions s'ajoute aux 14 millions$ demandés l'an dernier au CHU de Québec qui regroupe le CHUL, les hôpitaux de l'Enfant-Jésus, du Saint-Sacrement, Saint-François d'Assise et L'Hôtel-Dieu.
Déjà, les premières coupes ont affecté le personnel et les soins, a pour sa part soutenu la présidente du Syndicat interprofessionnel du CHU de Québec (SICHU), Guylaine Boulanger. 
«Non seulement on augmente le ratio entre patients et infirmières, mais on diminue aussi les remplacements en cas d'absence», a-t-elle avancé. Elle craint que la situation ne soit encore pire avec ce nouveau trou de 14,5 millions $ dans le budget 
Mme Boulanger mentionne aussi la hausse de 10 % du tarif de stationnement, qu'elle assimile à une forme de baisse salariale.
Pour l'agent syndical du SICHU, Pascal Beaulieu, les coupes toucheront les patients par une foule de petites mesures visant à épargner. 
«On incite nos membres de prendre certains types de matériel moins coûteux. On remarque aussi une baisse de la quantité des collations de nos patients», a-t-il énuméré. «Aussi, nos membres se font refuser du temps supplémentaire pour terminer leur travail correctement», a soutenu M. Beaulieu.
Économie de «bouts de chandelles»
Du côté de la direction du CHU de Québec, la porte-parole Geneviève Dupuis donnait dans le Journal de Québec comme exemple de compression le fait que le ménage des bureaux administratifs se fera dorénavant toutes les deux semaines au lieu de chaque semaine. Une économie de bouts de chandelles, aux yeux des représentants syndicaux, qui n'en sont pas moins inquiets.
«Ça commence dans les bureaux, mais éventuellement s'ils voient qu'il y a des économies à faire, ça pourrait toucher les chambres des patients, a avancé M. Bomba. Et avec toutes les maladies, c'est là qu'il va y avoir des risques pour la clientèle.»