Chaudière-Appalaches: la CAQ s'inquiète pour les services ambulanciers

Un décret ministériel imposant des contrats de trois ans à plusieurs entreprises ambulancières du Québec inquiète le député caquiste de Lévis, François Paradis, qui craint pour la survie de quatre entreprises ambulancières de la région Chaudière-Appalaches.
Le décret en question est inspiré d'une entente intervenue entre le ministère de la Santé et des Services sociaux et neuf entreprises ambulancières le 24 mars. Ses conditions ont ensuite été imposées par décret à plusieurs dizaines d'autres entreprises pour la desserte de leurs régions respectives.
La Corporation des services d'ambulance du Québec, qui représente une bonne partie des entreprises ambulancières de l'extérieur de Montréal, estime que le décret équivaut à des compressions budgétaires de 40 millions $ par année et que cela pourrait en amener certaines à fermer leurs portes.
M. Paradis a fait écho à ces inquiétudes dimanche. «Dans Chaudière-Appalaches, ce contrat pourrait se traduire par une réduction de la qualité des services, par des fermetures de points de services, par des attentes encore plus longues qu'elles ne le sont présentement. Tout cela démontre à quel point Gaétan Barrette n'a pas pensé une seconde au sort des patients. Si le pire devait arriver, qui prendra la relève pour assurer les services ambulanciers dans la région?», s'est-il demandé.
Quatre des entreprises ambulancières de Chaudière-Appalaches, Ambulance Marlow de Saint-Gédéon, en Beauce, Groupe Radisson qui dessert notamment Montmagny, Ambulance Dessercom qui couvre Lévis et la Beauce et les Ambulances L'Islet-Sud de Saint-Pamphile sont concernées par le décret.