Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette, a pris l'engagement, mercredi, à l'Assemblée nationale, de mettre «à la disposition de ces gens des ressources d'hébergement qui soient adaptées à leurs styles de vie».

Barrette promet un plan pour éviter le CHSLD aux jeunes handicapés

Le gouvernement Couillard présentera un «plan» pour permettre aux personnes handicapées, a fortiori si elles sont jeunes, de sortir des CHSLD ou d'y bénéficier d'un milieu de vie plus adapté à leur situation.
Alors que les «ressources intermédiaires» réclament plus d'argent, le ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette, a pris l'engagement, mercredi, à l'Assemblée nationale, de mettre «à la disposition de ces gens des ressources d'hébergement qui soient adaptées à leurs styles de vie».
«Nous sommes à pied d'oeuvre actuellement pour mettre en place des solutions. Il y a même un projet qui est actuellement à l'étude», a confié M. Barrette.
Des données de son ministère mises en exergue par le député péquiste Dave Turcotte révèlent que près de 3500 personnes handicapées de moins de 65 ans vivent dans un CHSLD au Québec. «Des personnes de 20, 30 ou 40 ans vivent dans des milieux conçus pour des aînés, a déploré M. Turcotte. S'occuper d'elles physiquement est une chose, mais les maintenir dans de tels milieux équivaut à les négliger psychologiquement.»
«Imaginez la douleur des parents qui doivent se résoudre à voir leurs enfants vivre dans un milieu de vie conçu pour des gens plus vieux qu'eux-mêmes. Imaginez une jeune femme handicapée de 20 ans vivre avec des personnes ayant trois ou quatre fois son âge et hypothéquées sur le plan mental.»
Le député péquiste a réclamé à Gaétan Barrette un «plan précis» avec des échéanciers à la clé «afin d'offrir un milieu de vie de qualité pour l'ensemble des personnes handicapées au Québec».
Le ministre se dit convaincu que son gouvernement «sera le premier à mettre de l'avant un plan, un vrai plan, avec, oui, des échéanciers, pour faire face à cette situation-là, pour les gens qui sont dans ce besoin-là». Il s'est engagé à agir, mais sans livrer trop de précisions et en faisant appel à la patience de tous. «Mettre à la disposition de ces gens-là des ressources de ce niveau-là et de cette organisation-là, ça doit se construire», a-t-il noté avant de spécifier ceci : «Nous le ferons, évidemment, lorsqu'il y aura des masses critiques.»
Ce qui pourrait être valable pour Québec et Montréal, donc, pourrait l'être moins ailleurs. «Ce n'est pas partout sur le territoire du Québec qu'il y a un nombre suffisant de gens qui peuvent avoir besoin de ces ressources-là.»