Le ministre Barrette a déclaré que les médecins résidents ne subissent pas trop de pression. «La pression vécue aujourd'hui est vraiment moindre que ce qu'elle était il y a 15 ans. C'est beaucoup, beaucoup plus accommodant aujourd'hui», a-t-il dit.

Barrette évoque le bâillon pour sa réforme

Un bâillon pourrait être nécessaire pour forcer l'adoption du projet de loi 10 sur la réforme du réseau de la santé, estime le ministre Gaétan Barrette.
Une lettre publiée jeudi dans laquelle la porte-parole péquiste Diane Lamarre prévient que le Parti québécois «s'opposera au projet de loi 10» amène le ministre de la Santé à penser que le bâillon pourrait être la seule option.
«C'est totalement irresponsable, a déploré le ministre Barrette jeudi matin. Le PQ discrédite l'ensemble du processus. Nous avons entendu les gens et nous allons proposer des amendements. Avant que cela se fasse, ils disent qu'ils vont bloquer le projet de loi.»
La réforme proposée par le ministre Barrette ferait passer le nombre d'établissements du réseau de la santé de 182 à 28.
Les agences régionales de la santé sont abolies et remplacées par des Centres intégrés de santé et de services sociaux (CISSS). Une réorganisation qui doit dégager des économies de 220 millions $ à partir de 2017.
Pas sur la «table de travail»
De son côté, le leader parlementaire Jean-Marc Fournier a assuré ne pas avoir de loi bâillon sur sa «table de travail» et qu'il conserve l'espoir que le PQ collabore dans l'adoption du projet de loi 10.
«Je vois bien que le PQ ne se cache pas de vouloir faire de l'obstruction systématique, mais je pense qu'il va revenir à la raison, a affirmé M. Fournier. Franchement, je pense qu'il faut se donner un peu de temps.»
Dans sa lettre, la députée péquiste Lamarre soutient que la réforme octroie trop de pouvoir au ministre de la Santé, qu'elle éloigne le pouvoir décisionnel des usagers et risque de laisser pour compte les besoins de clientèles vulnérables.