La ministre Hivon avait qualifié de tsunami la forte augmentation des cas d'enfants autistes au Québec depuis quelques années.

Autisme: Véronique Hivon invitée à agir rapidement

La Fédération québécoise de l'autisme presse le gouvernement Marois d'augmenter les services aux enfants autistes et à leur famille. L'organisme a réagi ainsi à la suite de la publication dans Le Soleil, lundi, d'un reportage sur la hausse fulgurante des cas d'enfants autistes au Québec.
«Il est vrai que, depuis 2003, le Québec a investi de façon importante en autisme, qu'une expertise a été développée et qu'une majorité d'enfants de moins de cinq ans ont accès à des services, mais pour des familles aux prises depuis de nombreuses années avec des difficultés que suppose la présence d'un et parfois deux enfants autistes, ça ne suffit pas», a commenté la Fédération lundi.
L'organisme a invité la ministre déléguée à la Santé et aux Services sociaux, Véronique Hivon, à agir rapidement pour corriger la situation. «Mme Hivon a raison de dire que l'on ne peut pas changer la situation en 48 heures, mais nos familles attendent depuis plus de 10 ans», a-t-on souligné.
Un tsunami
La ministre avait qualifié de tsunami la forte augmentation des cas d'enfants autistes au Québec depuis quelques années. Elle avait indiqué que sa priorité, voire son obsession, était de réduire les listes d'attente pour des services aux personnes autistes.
D'autre part, la Fédération déplore que le ministère de la Santé et des Services sociaux n'ait pas tenu compte de l'augmentation du nombre de personnes autistes depuis la mise en place d'un plan d'action en 2003. On rappelle que cinq rapports, dont un par le Vérificateur général, ont été produits sur la situation des personnes autistes et leur famille depuis 10 ans sans que le problème du manque de services ait été réglé.
«Avec un peu de chance et beaucoup de patience, un enfant d'âge préscolaire obtiendra des services, mais au-delà de l'âge de cinq ans, il y a bien peu à espérer. Le réseau scolaire prendra la relève tant bien que mal, mais après la scolarisation, c'est la famille qui devra se montrer créative», a-t-on expliqué.
Selon l'organisme, les dernières politiques gouvernementales n'ont fait que déplacer le problème. «L'offre de services en autisme pour tous les groupes d'âge n'est toujours pas complétée et le financement ne correspond pas du tout au nombre de personnes diagnostiquées.»