Des chercheurs du Centre d'études avancées en médecine du sommeil ont rapporté que les enfants de parents ayant déjà été somnambules ou ayant fait des terreurs nocturnes avaient entre trois et sept fois plus de risques que les autres d'avoir ces comportements dans leur sommeil.

Apnée du sommeil : huit nouvelles chambres pour un diagnostic à l'IUCPQ

Un nouveau laboratoire pour diagnostiquer l'apnée du sommeil a été inauguré, mardi, à l'Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec (IUCPQ).
Les nouvelles installations qui ont exigé un investissement de 2,7 millions $ comprennent huit chambres plus grandes et mieux insonorisées. Auparavant, les patients devaient passer la nuit pour des tests avec des électrodes et des capteurs sur le corps dans quatre chambres moins bien adaptées.
Selon la pneumologue, la Dre Caroline Minville, les nouveaux locaux permettront de réduire les délais d'attente pour des tests. «Ça peut aller jusqu'à un an tout dépendant de l'urgence pour avoir un test. S'il y a un test urgent à faire, on peut le faire à l'intérieur d'un mois. On y va par priorité selon le guide de pratique. Le test de base peut être fait à l'intérieur de deux mois d'attente», a-t-elle expliqué.
Chaque année, plus de 1100 personnes sont suivies à l'Institut pour des troubles du sommeil. Ce nombre pourrait doubler ou presque au cours des prochaines années avec le nouveau laboratoire.
Les troubles du sommeil ne sont pas le lot uniquement des personnes obèses et plus âgées comme on pourrait le penser. «De plus en plus, nous avons des patients plus jeunes et plus minces. Certains ont 30 ans. Souvent, ils ont une anatomie avec un petit menton reculé qui les prédispose à un trouble du sommeil», a dit la Dre Minville.
L'apnée du sommeil touche davantage les hommes que les femmes. «Les femmes sont plus à risque après la ménopause», a précisé la pneumologue.
Les troubles du sommeil peuvent causer de la somnolence, des problèmes cardiovasculaires, de l'hypertension et aussi des accidents de la route.
La Fondation de l'Institut a remis une somme de 500 000 $ pour financer une partie des travaux d'aménagement du nouveau laboratoire.