En janvier 2017, près de 45 000 patients attendaient d'être pris en charge, alors que 28 régions avaient déjà satisfait les attentes du ministre Barrette, indique un communiqué transmis samedi par la CAQ.

Accès à un médecin de famille: les cibles de Barrette critiquées

La Coalition Avenir Québec exhorte le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, à réviser les cibles de son guichet d'accès aux médecins de famille (GAMF).
L'objectif du guichet est de doter 85 % de la population québécoise d'un médecin de famille d'ici 2018. Au moment de sa mise en oeuvre, le ministre Barrette soutenait que les 15 % restants de la population ne souhaitent pas être pris en charge - un calcul que conteste le porte-parole caquiste en matière de santé.
François Paradis dit s'appuyer sur des données de la Régie de l'assurance maladie du Québec (RAMQ) selon lesquelles des dizaines de milliers de personnes sont toujours inscrites au GAMF dans des régions où la cible de 85 % a pourtant été atteinte.
En janvier 2017, près de 45 000 patients attendaient d'être pris en charge, alors que 28 régions avaient déjà satisfait les attentes du ministre Barrette, indique un communiqué transmis samedi par la CAQ.
Dans la région de Chaudière-Appalaches, 88 % de la population est dorénavant suivie par un médecin de famille, mais 12 000 noms figurent toujours sur la liste d'attente, illustre M. Paradis.
Le député de Lévis et porte-parole de la CAQ en matière de santé, François Paradis
Le député de Lévis invite le gouvernement à «corriger le tir» afin qu'aucun patient ne soit laissé pour compte.
«On voit bien que cette cible était aléatoire et qu'elle aurait dû être plus importante», a déploré M. Paradis, en entrevue avec La Presse canadienne.
«Faites en sorte qu'on puisse garantir à tous ceux et celles qui sont sur le guichet qu'ils se (seront) trouvé un médecin au terme de l'exercice, c'est-à-dire au 31 décembre 2017, a-t-il lancé. Parce que la prémisse du 85 % ne donnera pas ce résultat-là.»
M. Paradis dénonce également la lenteur à laquelle les inscriptions progressent et le fait qu'à ses yeux, même les Québécois dotés d'un médecin de famille n'y ont pas accès à la hauteur de leurs besoins.