Le président du conseil d'administration, Denis Miousse, et le président-directeur général du CISSS de la Côte-Nord, Marc Fortin, entourent le ministre Gaétan Barrette, qui a donné jeudi le feu vert à la mise à niveau de l'urgence de l'hôpital de Sept-Îles.

44,5 millions $ investis à l'urgence de l'hôpital de Sept-Îles

Venu couper le ruban d'inauguration de l'agrandissement du CHSLD de Sept-Îles, le ministre Gaétan Barrette a surpris jeudi, en déliant les cordons de la bourse du trésor public pour investir 44,5 millions $ dans la mise à niveau de l'urgence.
«Vous ne l'avez pas vu venir, mais vous le méritez», a lancé le ministre Barrette. Québec a donné le feu vert à une vaste réorganisation de l'urgence de l'hôpital, aménagée en 1962. «Ça ne prend pas un cours en médecine pour comprendre [le besoin], mais avec un cours de médecin, c'est encore pire. [...] C'était parmi les prioritaires des prioritaires». 
La direction du centre de santé peut donc déjà amorcer les plans et devis, a affirmé le ministre parce que «ce n'est pas une annonce électorale». Gaétan Barrette a d'ailleurs promis que les sommes destinées au projet sont «provisionnées». «Je suis ici parce qu'on a la capacité financière de le faire», citant le retour à l'équilibre budgétaire. 
La désuétude de l'urgence n'était plus à prouver à Sept-Îles. La mise à niveau prévoit un agrandissement et un réaménagement de la surface actuelle. «On en fera un lieu conforme», a martelé le ministre. «Demandez à n'importe qui comment c'est le fun de réanimer dans un environnement dysfonctionnel», a-t-il illustré. La construction pourrait débuter à la fin 2018. 
Manifestation des ambulanciers
L'annonce de Gaétan Barrette s'est déroulée sur fond de manifestation avec le bruit persistant des ambulanciers de la Côte-Nord en grève depuis février. Les grévistes ont tapé dans les fenêtres réclamant que le ministre «revienne à la table des négociations». Ce à quoi M. Barrette a répondu qu'il «négociait activement» avec l'employeur. 
Le ministre Barrette a rappelé que les ambulanciers ne sont pas les employés de l'État et qu'il est hors de question «de nationaliser le réseau ambulancier du Québec». Les paramédicaux déplorent que Québec ait «transféré la responsabilité de leurs conditions de travail» aux exploitants privés du service.