Danielle McCann, a annoncé le déménagement de l’unité de santé mentale de courte durée du Centre d’hébergement Mgr-Ross vers l’hôpital Hôtel-Dieu.

Santé mentale: nouvelle unité à l'Hôtel-Dieu de Gaspé

De passage à Gaspé vendredi, la ministre de la Santé et des Services sociaux, Danielle McCann, a annoncé le déménagement de l’unité de santé mentale de courte durée du Centre d’hébergement Mgr-Ross vers l’hôpital Hôtel-Dieu. Il s’agit d’un projet de 5 millions $ financé à 82 % par l’État québécois.

La nouvelle unité comprendra six lits en chambres individuelles et une chambre dite sécuritaire. L’unité sera aménagée au sixième étage de l’hôpital. Cet établissement contribuera 800 000 $ dans le projet à même ses budgets réguliers.

Les travaux de réaménagement du sixième étage commenceront au début de 2020, pour être complétés en novembre. Les bureaux administratifs occupant présentement cet espace seront déménagés ailleurs.

Quant aux locaux vacants au Centre Mgr-Ross, ils seront récupérés pour réaliser un autre projet, le regroupement de l’hébergement en lits de soins de longue durée. Il s’agit d’une initiative d’au moins 2 millions $ qui n’est pas approuvée encore.

Organismes communautaires

La ministre a aussi annoncé l’ajout de 1 million $ récurrents pour les organismes communautaires de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine, ce qui porte le budget de la centaine d’organismes à 15,6 millions $ pour l’année financière courante.

La coordonnatrice du Regroupement des organismes communautaires de la Gaspésie et des Îles, Geneviève Giguère, accueille favorablement cet ajustement mais elle rappelle que le manque à gagner s’établit à 13 millions $ par an.

«Malgré l’importance de ces investissements, les besoins financiers des groupes communautaires sont loin d’être comblés. Pensons à l’augmentation de la facture d’épicerie, d’électricité, les distances à couvrir, les besoins criants des gens de notre communauté, du défi de manque de main-d’œuvre et de son recrutement, etc. Du chemin reste encore à faire. Que ce soit pour un organisme en sécurité alimentaire, un centre de femmes, un centre d’action bénévole, une maison des jeunes ou une maison d’hébergement, un montant de 10 000 $ [par organisme] n’est malheureusement pas suffisant pour combler le sous-financement chronique des dernières années», dit-elle.