Une fiole de remdésivir
Une fiole de remdésivir

Santé Canada autorise le remdésivir comme traitement contre le coronavirus

MONTRÉAL — Santé Canada a autorisé la mise en marché conditionnelle du Veklury (le remdésivir) pour le traitement de la COVID-19, a annoncé mardi la firme pharmaceutique Gilead Sciences Canada.

Cette autorisation ferait du Veklury la première option de traitement approuvée pour le coronavirus au Canada.

Gilead a expliqué dans un communiqué que le médicament est «indiqué pour le traitement de la COVID-19 chez les adultes et les adolescents de 12 ans et plus qui pèsent au moins 40 kg et sont atteints d’une pneumonie nécessitant un recours à l’oxygénothérapie».

L’utilisation du Veklury a été étudiée auprès de patients hospitalisés et souffrant de la COVID-19 à plusieurs stades de gravité.

L’autorisation de mise en marché conditionnelle de Santé Canada repose sur l’essai mondial de phase III du remdésivir mené par le National Institute for Allergy and Infectious Diseases des États-Unis.

Cet essai a montré que ce médicament parvenait mieux que le placebo à améliorer le délai de rétablissement chez des adultes hospitalisés pour cause de COVID-19 et présentant des signes d’infection des voies respiratoires inférieures.

Des essais cliniques se poursuivent pour évaluer l’innocuité et l’efficacité du remdésivir, notamment pour étudier les effets de la molécule en association avec des médicaments anti-inflammatoires et auprès de populations particulières, notamment les enfants.

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Des discussions sont en cours pour précommander des doses de vaccin

Des discussions actives sont en cours pour précommander des doses de vaccin contre la COVID-19 pour les Canadiens, a déclaré mardi la directrice de la santé publique, la Dre Theresa Tam.

Elle a précisé qu’un groupe de travail indépendant sur les vaccins conseille le gouvernement fédéral concernant différentes options pour le choix du vaccin au pays, notamment en explorant la possibilité de fabriquer un remède potentiel canadien contre la COVID-19.

Theresa Tam répondait aux préoccupations selon lesquelles les Canadiens risquent de faire la file d’attente pour accéder à un vaccin de fabrication étrangère.

Un sénateur et certains professionnels de la santé se demandent pourquoi le gouvernement Trudeau n’a pas encore pris de décision sur la proposition de 35 millions $ visant à financer Providence Therapeutics.

Providence Therapeutics affirme qu’elle pourrait fournir cinq millions de doses d’un vaccin aux Canadiens d’ici la mi-2021 si ses essais portent leurs fruits, mais elle ne peut pas aller de l’avant avec les essais ou la fabrication sans financement.

Lors d’une conférence de presse à Ottawa, Theresa Tam a déclaré que le groupe de travail est composé de «personnes qui ont de l’expérience dans les domaines de la vaccination, des maladies infectieuses, mais aussi dans le domaine du développement de vaccins et de ce genre de connaissances de l’industrie».

Elle a indiqué que le groupe de travail relève de la ministre de la Santé, Patty Hajdu, et du ministre de l’Innovation, Navdeep Bains.

«Leur rôle est de fournir des conseils, a déclaré Theresa Tam. La façon dont l’argent est dépensé dépend du gouvernement lui-même.»

Le chef de la direction de Providence Therapeutics, Brad Sorenson, a déclaré à La Presse canadienne qu’il n’avait pas eu de réponse du gouvernement depuis la fin du mois de mai, après que son entreprise eut soumis sa proposition en avril et après que le gouvernement l’eut contactée en tant que possible fabricant de vaccins.

Des professionnels de la santé ont également écrit au ministre Bains pour lui demander de se prononcer sur la proposition de Providence Therapeutics au mois d’avril. Le porte-parole de Navdeep Bains, John Power, a déclaré qu’il ne pouvait pas commenter des propositions spécifiques, mais a précisé que le processus d’évaluation était en cours.

Pendant ce temps, le Canada a connu une augmentation des cas de COVID-19 au cours des dernières semaines, alors que davantage de personnes circulent pendant les mois chauds d’été et que les provinces permettent une plus grande activité économique.

La directrice de la santé publique a signalé qu’il y a eu une augmentation inquiétante des infections à la COVID-19 qui pourrait avoir été alimentée par des rassemblements lors de la fête du Canada, qui dans certains cas, étaient plus importants que ce qui était recommandé.

«Le long week-end de la fête du Canada a peut-être donné lieu à de grandes fêtes dans certaines régions du pays. Ces rassemblements sociaux ont accéléré les cas», a-t-elle déclaré.