Des études précédentes avaient déjà établi un lien entre les cabines de bronzage et les mélanomes, mais cette nouvelle étude montre que ce risque s'étend aussi à des formes de cancer moins graves.

Salons de bronzage: législation plus mordante réclamée

Option consommateurs demande à Ottawa et aux provinces des modifications juridiques afin d'obliger les propriétaires de salons de bronzage et leur personnel à bien informer leurs clients des risques pour la santé associés au bronzage.
Option consommateurs dit en arriver à cette conclusion à la suite de sa propre enquête menée auprès de commerçants, à leur insu. L'organisme aurait ainsi observé plusieurs lacunes dans la transmission d'informations verbales aux clients et, pire encore, que ces informations n'étaient pas toujours adéquates.
Par exemple, la plupart des employés n'ont pas hésité à offrir plusieurs séances de bronzage à une femme à la peau très claire qui affirmait prendre des antidépresseurs alors qu'il s'agit de deux contre-indications. L'enquête a également permis de constater qu'au Québec, certains salons ont accepté d'ouvrir leurs portes à un mineur, ce qui contrevient à la loi.
250 000 Québécois
Selon l'Institut national de santé publique du Québec, plus de 250 000 Québécois de moins de 30 ans ont fréquenté ces salons au moins une fois par mois en 2011. Or dans son rapport, Option consommateurs constate que la majorité des personnes qui fréquentent les salons de bronzage minimisent les risques de leur exposition.
Option consommateurs rappelle que le cancer de la peau est le type de cancer le plus courant au Canada et qu'il est, dans 90 pour cent des cas, causé par les rayons ultraviolets, selon les chiffres fournis par la Société canadienne du cancer.