«La conception d’un jeu est un très long processus», lancent Alexandre Blanchette et Frédéric Cyr, qui sont venus de Sherbrooke pour récolter les commentaires sur le prototype de leur jeu «Ninsha».

Salon du jeu et du jouet: le test de la «Protozone»

Dans la Protozone du cinquième Salon du jeu et du jouet, au Centre de foires de Québec, le public est invité à expérimenter les jeux de sept créateurs qui, aux termes de l’événement, retourneront (ou non) à la table à dessin.

«La conception d’un jeu est un très long processus», lancent Alexandre Blanchette et Frédéric Cyr, qui sont venus de Sherbrooke pour récolter les commentaires sur le prototype de leur jeu «Ninsha». 

«Dans le Japon félin médiéval, vous incarnez de redoutables ninshas, maîtres du ninjutsha», indique la présentation de leur oeuvre s’adressant aux joueurs de 10 ans et plus. «On aime les chats et les ninjas», laissent simplement tomber les créateurs. 

Après quelques mois de travail, ils rêvent à une commercialisation prochaine parce que leur produit est susceptible de plaire, croient-ils. «On a tâté le pouls avec les joueurs et les éditeurs et on a peaufiné le jeu. C’est important d’écouter ce que les gens nous disent.»

Le prix raisonnable du jeu de table estimé à 25 ou 30 $, et la durée des parties d’une trentaine de minutes, sont de bons arguments de commercialisation dans un marché québécois où les «jeux de party» et ceux très familiaux ont davantage la cote, selon eux.

Erick Fortin propose quant à lui «Phlõvara», sur lequel il travaille depuis un an et demi. Il s’agit de son deuxième prototype de jeu de société après «Chanko Nabe», qui avait accédé à la sélection officielle du Plateau d’Or en 2018. Il a toute de même abandonné le modèle en cours de route.  

Celui qui agit à titre de professeur au département d’Animation 3D et synthèse d’images du Cégep Limoilou avoue d’emblée qu’il vise l’édition prochaine de son nouveau jeu familial.

Comme messieurs Blanchette et Cyr, Érick Fortin établit un certain parallèle entre l’édition d’un jeu de société et celui d’un livre : il faut cogner à plusieurs portes avant de trouver le bon éditeur. 

Quelque 10 000 personnes sont attendues au Salon du jeu et du jouet 2019. L’an passé, près de 8500 visiteurs ont été accueillis.