La municipalité de Sainte-Félicité, dans le Bas-Saint-Laurent

Sainte-Félicité: enfin, un maire!

La troisième fois sera la bonne pour Andrew Turcotte. Tout juste élu conseiller municipal pour la première fois à Sainte-Félicité, dans le Bas-Saint-Laurent, il deviendra le nouveau maire de cette municipalité qui avait jusqu’à maintenant été incapable de trouver un successeur à Réginald Desrosiers.

Désigné à l’unanimité comme maire par intérim par les membres du conseil municipal, M. Turcotte, un homme d’affaires propriétaire depuis six ans de l’entreprise Ventilation du Phare, devait voir sa nomination confirmée par voie de résolution lundi soir.

M. Turcotte n’avait posé sa candidature à la mairie lors d’aucun des deux appels de candidatures lancés par la Municipalité qui sont tous deux demeurés lettre morte. Le dossier a donc été transmis au ministre des Affaires municipales.

«Comme il s’agissait de ma première expérience en politique municipale, je voulais faire un mandat comme conseiller avant de penser à la mairie. C’est pour ça que je n’ai pas posé ma candidature la première fois», explique celui qui a été élu sans opposition au siège 3 le 6 octobre.

Andrew Turcotte avoue avoir pensé briguer la mairie lors du deuxième appel de candidatures, quand il a vu que personne n’avait levé la main la première fois. «J’y ai songé, mais je me suis dit que si je quittais mon poste de conseiller, il faudrait tenir une autre élection partielle et que ça coûterait encore 5000 $ à la Municipalité», a-t-il souligné.

Plusieurs croyaient alors que le maire sortant, Réginald Desrosiers, déciderait finalement de solliciter un nouveau mandat. «J’ai l’impression que personne ne voulait perdre Réginald, qui était un très bon maire et que tout le monde voulait garder», poursuit M. Turcotte. Âgé de 69 ans, M. Desrosiers a cependant été clair en disant qu’il souhaitait profiter de sa retraite.

Les membres en appui

C’est ainsi qu’Andrew Turcotte a finalement décidé de se lancer, fort de l’appui des autres membres du conseil et du maire sortant, qui était d’ailleurs l’un de ses anciens professeurs au secondaire.

«J’agirai comme maire par intérim pendant 10 semaines et après, le ministère des Affaires municipales pourra décider de me laisser comme maire ou alors de faire une nouvelle période de mise en candidature en 2018. S’il lance une troisième période de mise en candidature, c’est clair que je serai candidat», poursuit celui qui n’aurait jamais prévu faire son entrée en politique municipale de cette façon.

Saint-Damase-de-L’Islet

Une fois réglé le cas de Sainte-Félicité, Saint-Damase-de-L’Islet sera la seule municipalité du Québec à ne toujours pas avoir de maire ou de candidat à la mairie. Cette municipalité de la Chaudière-Appalaches n’avait toutefois fait qu’un seul appel de candidatures et lancera le deuxième mardi.

À Lingwick, en Estrie, l’ex-mairesse Céline Gagné a finalement décidé de faire un retour alors qu’à Saint-Adrien-d’Irlande, en Chaudière-Appalaches, la mairesse sortante Jessika Lacombe, un avis juridique en poche, a choisi de poursuivre son travail même si elle n’habite plus dans les limites de la municipalité.

Du côté de Saint-Stanislas, en Mauricie, les citoyens iront aux urnes le 3 décembre puisque deux candidats à la mairie se sont pointés au second appel de candidatures après que personne n’ait tenté sa chance au premier tour. Le producteur agricole Sylvain Déry affrontera alors la militante environnementaliste Anne-Marie Lafontaine.