On trouve à Sainte-Famille le seul accès public au fleuve sur la rive nord de l’île d’Orléans.

Sainte-Famille veut sa «promenade Samuel-De Champlain»

La municipalité de Sainte-Famille ne perd pas espoir de pouvoir aménager le seul accès public au fleuve sur la rive nord de l’île d’Orléans en créant sa propre «promenade Samuel-De Champlain». Un projet de quelque 2,5 millions $ en manque de bailleurs de fonds.

«Ça fait 4 ou 5 ans qu’on travaille là-dessus», observe le maire, Jean-Pierre Turcotte. Il serait cependant difficile de réunir les fonds nécessaires pour compléter le budget trop gros pour les moyens de la municipalité de 850 âmes. 

L’élu cultive néanmoins l’espoir… à long terme. «On espère la réalisation. [Mais], ça peut prendre encore quelques années».

Situons-nous. En arrivant sur l’île d’Orléans par le pont, nous arrivons à Saint-Pierre. En tournant à gauche, puis en avalant quelques kilomètres de bitume, nous voici à Sainte-Famille. Un peu plus loin, en plein cœur du «village», là où le chemin Royal croise la route du Mitan, se dresse l’église. C’est ici!

Sur place, la Maison des aïeux raconte les familles de l’île. Derrière il y a un espace vert : le parc des Ancêtres. On ne le voit pas bien, mais au bas de la falaise, un quai abandonné de 300 mètres s’avance dans le fleuve. La mairie aimerait réhabiliter l’endroit : belvédère, sentiers, escalier de bois permettant de franchir le dénivelé de 34 mètres, passerelle déroulée sur le quai... Il serait possible d’observer la flore, la faune dont les oies blanches, de profiter du point de vue sur la Côte-de-Beaupré. Et, pourquoi pas, de pêcher et de mette à l’eau un kayak, voire une planche à voile, suggère Jean-Pierre Turcotte.

«Magnifique!»

La directrice générale de la Zone d’intervention prioritaire (ZIP) de Québec-Chaudière-Appalaches, Hamida Hassein-Bey, milite énergiquement en faveur du projet. «C’est magnifique!»

«On veut faire un parc régional de nature et de culture», expose-t-elle. Après la promenade Samuel-De Champlain de la capitale, ce sera un des plus beaux sites d’accès au fleuve, vante-t-elle. «On espère qu’il va être réalisé.»

Il faudra cependant que les gouvernements s’investissent. Le quai n’est plus utilisé depuis les années 1960; ne subsiste donc qu’un long tas de pierres en manque d’amour. Les plans proposent de solidifier l’ouvrage pour y asseoir, entre autres, un observatoire. Il faudrait 1 million $, peut-être 1,3 million $ pour mener à terme cette seule portion du projet.

Mme Hassein-Bey juge que l’investissement est justifié. Et aimerait que les politiques de l’Assemblée nationale détournent le regard des rives fluviales de Québec pour découvrir les autres berges à embellir.