Les 34 propriétaires mécontents reprochaient aux promoteurs d’avoir fait aménager en 2010 derrière leurs résidences des murs de soutènement mal construits.

Sainte-Brigitte-de-Laval: le dossier des murs de soutènement enfin réglé

La Ville de Sainte-Brigitte-de-Laval et les promoteurs Robert Nault et Jean Saint-Hilaire viennent de s’entendre avec Hydro-Québec et les assureurs de 34 citoyens pour régler une fois pour toutes le dossier des murs de soutènement jugés dangereux qui faisaient l’objet d’une poursuite depuis près de cinq ans.

Les murs de soutènement en question sont bordés depuis le 31 mai 2013 par une banderole de sécurité jaune qui condamne la partie arrière de 34 terrains. Les propriétaires mécontents reprochaient aux promoteurs d’avoir fait aménager en 2010 derrière leurs résidences des murs de soutènement mal construits et non conformes aux règlements municipaux.

«Il y a eu entente à l’amiable entre les 34 citoyens concernés, les promoteurs, les assureurs, Hydro-Québec et la Ville», a confirmé au Soleil le maire de Sainte-Brigitte-de-Laval, Carl Thomassin. «Les murs seront refaits selon les plans d’un ingénieur qui satisfont toutes les parties.»

Dans cette entente, la Ville s’est engagée, une fois les travaux complétés, à refaire certains lots pour les citoyens concernés et à rendre les terrains conformes à la réglementation municipale. De plus, une somme de 35 000 $ est réservée en cas de dépassement de coûts. Les coûts de reconstruction des murs de soutènement seront partagés entre les assureurs, les promoteurs et le constructeur selon un pourcentage qui n’a pas été dévoilé. Les modalités de partage des coûts étaient d’ailleurs la pierre d’achoppement de ce dossier depuis le début.

Compromis

«Je tiens à souligner la patience des citoyens. Ça met enfin un terme à ce dossier-là, qui avait “survécu” à trois conseils municipaux», indique le maire Thomassin. En effet, les conseils des maires Gilbert Thomassin et Wanita Daniele avaient eu à gérer ce dossier avant le conseil actuel. 

Le maire Carl Thomassin estime que cette entente constitue un compromis où «tout le monde a trouvé minimalement ce qu’il cherchait» en plus d’assurer la sécurité des citoyens. «Ils vont retrouver la quiétude de leurs maisons. Ceux qui souhaitent vendre ou ajouter quelque chose à leur maison pourront dorénavant le faire», explique-t-il, ajoutant que l’entente hors cours avait été entérinée lors d’une assemblée extraordinaire afin de permettre une réalisation rapide des travaux.

La Ville souhaite que les travaux soient lancés le plus rapidement possible afin d’être exécutés durant l’année. «C’est la volonté de tous», indique-t-il.