Le quai de Sainte-Anne-de-Beaupré pourrait accueillir un bâtiment couvert qui contiendrait un marché public et un café-restaurant ainsi que des bancs est des panneaux d'interprétation de l'histoire de la Côte-de-Beaupré.

Sainte-Anne-de-Beaupré veut réaménager son quai

La ville qui accueille le plus grand centre de pèlerinage en Amérique du Nord cherche à bonifier l'expérience de ses visiteurs en leur donnant une fenêtre sur le fleuve. Sainte-Anne-de-Beaupré veut complètement réaménager et animer son quai qui tombe presque en ruine.
«Disons qu'il a manqué un peu d'amour ces dernières années», lance le maire Jean-Luc Fortin. Seule une poignée de pêcheurs s'y rendent toujours et entretiennent la surface eux-mêmes, en épandant du gravier à l'occasion.
Le quai a changé plusieurs fois de mains dans le passé, mais aujourd'hui, un organisme à but non lucratif l'a acheté pour lui donner une seconde vie. Une firme a été engagée pour étudier la faisabilité d'un projet que la Ville a lancé en janvier 2013. On veut élargir le quai et le rendre sécuritaire, construire un bâtiment couvert qui contiendrait un marché public et un café-restaurant, de même qu'installer des bancs et des panneaux d'interprétation de l'histoire de la Côte-de-Beaupré. On veut aussi que le quai retrouve sa mission première, soit accueillir des bateaux et permettre aux adeptes de kayak ou de kitesurf de s'adonner à leur sport.
«C'est le plus gros projet sur lequel planche la municipalité», souligne le maire Fortin. On estime le coût total du projet à 8 millions $, un chiffre qui pourrait être révisé lorsque l'étude de faisabilité sera déposée, en octobre. «Chose sûre, c'est pas quelque chose que l'on peut faire tout seul, localement», ajoute M. Fortin. Le maire veut miser sur le fait que la basilique Sainte-Anne-de-Beaupré est l'un des attraits touristiques majeurs du Québec pour obtenir des subventions. Et des pourparlers sont déjà en cours avec la Communauté métropolitaine de Québec.
Savoir s'adapter
Alors que la neuvaine à sainte Anne bat son plein, culminant avec la fête de sainte Anne demain, M. Fortin soutient qu'il faut savoir s'adapter aux goûts et aux exigences des touristes d'aujourd'hui. Après le quai, il aimerait bien faire enfouir quelques fils électriques qui nuisent à la vue sur la basilique et réaménager des rues du centre-ville, pour donner plus d'espace aux piétons. «Il faut redonner à ce lieu tout le lustre qu'il mérite», plaide-t-il.
Bon an, mal an, un peu plus de 100 000 personnes de partout dans le monde visitent la basilique Sainte-Anne-de-Beaupré durant la neuvaine, en juillet.