Saint-Sacrement s’attaquera au gaspillage alimentaire [VIDÉO]

Un projet pilote pour lutter contre le gaspillage alimentaire? Pourquoi pas. Les Mange-Gardiens (ces gardiens des restes!) veilleront sur les habitudes du quartier Saint-Sacrement pour commencer leur mission.

Le comité Sauve ta bouffe des AmiEs de la Terre de Québec lance Mange-Gardiens. Le projet de lutte contre le gaspillage alimentaire se développera dans Saint-Sacrement dès janvier 2020. Dix ménages et cinq institutions, commerces et industries seront choisis. Leur objectif? Réduire leur gaspillage alimentaire de 20 % pendant 12 mois.

«On offre un accompagnement personnalisé et évolutif qui s’adapte à la réalité des gens. Je vais aller les rencontrer chaque mois et on va avoir un plan d’intervention», indique la chargée de projet, Marianne Garnier.

Plusieurs ateliers seront aussi offerts aux foyers et commerces participants, comme une visite à l’incinérateur et à Moisson Québec pour mieux comprendre où se dirigent tous ces aliments encore comestibles. Il y aura aussi plein d’activités pour mobiliser le quartier, organisées par Mme Garnier.

Une rencontre d’information pour les citoyens du quartier visé se tiendra le 19 novembre, à 19h aux Loisirs Saint-Sacrement. Les participants pourront s’inscrire sur place ou avec le formulaire en ligne. Toutes les informations concernant le projet se trouvent sur le site Web de Mange-Gardiens (mangegardiens.com). Les citoyens du quartier Saint-Sacrement ont jusqu’au 1er décembre pour s’inscrire au projet.

300 000 tonnes perdues

Mme Garnier soulève que plus de 300 000 tonnes de nourriture comestible sont jetées par année.

«Les commerces peuvent faire de plus petites portions ou encore faire don de la nourriture qui n’est pas vendue. Il y a plein d’idées comme celle-là. Le 20 % de réduction, c’est un objectif.»

Le coût du projet est de 160 000 $, la Ville de Québec a investi 110 000 $ sur deux ans. L’argent servira notamment à offrir des activités gratuites aux participants, un atelier vide-frigo ou des conférences.

«On veut que les gens prennent conscience du chemin du déchet, pour passer à l’action ensuite. C’est encore plus motivant. On veut démonter qu’à l’échelle d’un quartier, ça se fait. Ce sont des trucs concrets qui sont applicables au quotidien», ajoute Mme Garnier.

Tout le monde est invité à rejoindre ce mouvement de «sauvetage» d’aliments.