Des citoyens réclament une rue partagée permanente pour Saint-Gabriel dans Saint-Jean-Baptiste.
Des citoyens réclament une rue partagée permanente pour Saint-Gabriel dans Saint-Jean-Baptiste.

Saint-Jean-Baptiste : des citoyens réclament une rue partagée permanente pour Saint-Gabriel

Baptiste Ricard-Châtelain
Baptiste Ricard-Châtelain
Le Soleil
La mairie de Québec a créé une trentaine des rues partagées temporaires cet été, dont la rue Saint-Grabriel, en Haute-Ville. Il est maintenant le temps de pérenniser le projet en réalisant des aménagements verts qui feront vraiment ralentir les voitures, demande le Comité populaire Saint-Jean-Baptiste.

«Pour nous, une rue partagée ne doit pas se limiter à quelques panneaux», avance Marie-Ève Duchesne, permanente au Compop. Elle évoque des plantations, une finition de la rue avec des matériaux distinctifs, un éclairage repensé, moins d’espaces de stationnement. Surtout, plus de visibilité, pas seulement des affiches annonçant une limite de vitesse à 20 km/h.

Rappelons qu’au début juillet, le maire de Québec Régis Labeaume a annoncé la création d’une trentaine de rues partagées parmi une liste 65 voies publiques soumises par les citoyens. Trois existaient déjà : Sainte-Claire, Sault-au-Matelot et la rue de la place Jacques-Cartier. Quelque 27 autres ont été sommairement aménagées par l’ajout d’une signalisation nouvelle.

Ces rues partagées — où les véhicules côtoient les piétons, cyclistes et planchistes sur le bitume — seront cependant éliminées au milieu du mois d’octobre en prévision de l’hiver.

«C’est un premier pas», se réjouit Marie-Ève Duchesne. Mais elle voudrait que la mairie pousse le concept plus loin. «Ce projet-là, c’est un début. […] Ce n’est pas suffisant.»

Dans Saint-Jean-Baptiste, le Compop a réalisé un petit sondage maison sur le Web. Un exercice de consultation auquel ont participé 158 citoyens. Selon les résultats diffusés vendredi, ils seraient largement favorables (96 %) à ce que la rue Saint-Gabriel devienne «réellement» une rue partagée.

Fort de l’appui, le regroupement de citoyens ira faire des représentations au cours du prochain conseil de l’arrondissement La Cité-Limoilou le 13 octobre. On demandera, entre autres, à l’administration municipale de mieux enseigner ce qu’est une rue partagée, de mieux l’expliquer, pour que les usagers de la route comprennent le concept.

À l’Hôtel de Ville, le porte-parole David O’Brien indique que les autorités feront «le bilan des rues piétonnes et partagées dans les prochaines semaines et apporteront les précisions à ce moment. Rappelons que nous avons déjà confirmé récemment que les rues piétonnes et partagées étaient là pour rester et que les artères commerciales qui feront la demande pour des rues piétonnes pourront répéter l’expérience l'été prochain».