Rue Thérèse-Casgrain: moins large, moins vite

La rue Thérèse-Casgrain perdra ses allures de piste de course. La Ville de Québec profite de sa réfection pour réduire la largeur de l'emprise, espérant que la vitesse diminue dans le secteur.
Avec ses 13 mètres de large, cette artère nord-sud, prolongement du boulevard des Galeries, «entraîne des comportements un peu cowboy comme des dépassements par-dessus la ligne jaune», rapporte Jacques Perron, porte-parole de la Ville de Québec.
Les excès de vitesse y sont importants aussi. Les ingénieurs calculent que c'est en bonne partie attribuable à la configuration de la rue. En plus d'être large, celle-ci est bordée par des maisons d'un seul côté. De l'autre, c'est un grand champ où passent des lignes d'Hydro-Québec.
À force de plaintes et d'observations de comportements dangereux, des arrêts obligatoires ont été ajoutés au fil des ans. Mais cela ne suffit pas, souligne M. Perron.
La Ville profite donc de travaux de pavage pour rétrécir la rue Thérèse-Casgrain, construite dans les années 80 selon les standards de l'époque. Le stationnement sera toujours permis en direction sud, mais trois mètres seront retranchés à la chaussée. De la verdure sera ajoutée.
«De plus en plus, chaque fois qu'on fait des travaux, si ça ne génère pas des coûts excessifs, on essaie de revenir à des modèles plus acceptables» où l'automobiliste est incité naturellement à ralentir, explique M. Perron.