Le 2 août, un camion-benne s’est écrasé sur un duplex de l’avenue Royale après une chute depuis la côte de la Chapelle, à Château-Richer.

Route de contournement à Château-Richer: «Ça prend une décision politique»

Dans l’attente d’une «décision politique» qui permettrait la construction d’une route de contournement, Château-Richer exécutera des travaux d’urgence pour sécuriser la côte de La Chapelle où un poids lourd a percuté une maison à l’été.

C’était le 2 août. Le conducteur d’un camion-benne qui tentait de négocier une courbe a perdu la maîtrise de son véhicule avant d’aller s’écraser sur un duplex de l’avenue Royale en contrebas.

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Depuis quatre à cinq ans, l’intensification des activités de deux carrières situées dans les terres a causé une hausse du trafic lourd dans cette côte et sur la route de Saint-Achillée.

Le maire Jean Robitaille a bien rencontré le ministère des Transports pour évaluer la possibilité de construire une route de contournement. Le projet était déjà sur la planche à dessin avant l’accident d’août. «Ils ont de l’argent pour la réfection de routes existantes, mais pas pour la construction de nouvelles routes», indique-t-il au Soleil.

Le coût de construction est évalué à 8,8 millions $. Une somme trop importante pour la municipalité de 4100 habitants au budget d’un peu plus de 6 millions $. Alors que faire?

«Ça prend une décision politique», soutient le maire. En pleine campagne électorale, il aimerait que les candidats de Charlevoix-Côte-de-Beaupré se prononcent sur ce qu’ils comptent faire pour résoudre le problème.

Dans l’immédiat, le conseil municipal a décidé d’agir rapidement. «Nous sommes en appel d’offres auprès de firmes d’ingénieurs pour rendre la côte plus sécuritaire et pour que les gens dorment en paix. On pense que ça va finir par l’installation d’une glissière de sécurité qui peut résister à l’impact d’un poids lourd, mais il faut un avis d’experts», souligne-t-il. Idéalement, les travaux seront exécutés avant l’hiver.

Parallèlement, Château-Richer tente de réglementer plus sévèrement le trafic des poids lourds dans ce secteur. «On aimerait qu’il n’y ait pas de circulation lourde pendant l’arrivée et le départ des enfants de l’école située tout près. De plus, on remarque que les camions sont de plus en plus gros. C’est pourquoi on veut limiter le nombre d’essieux permis. Nous sommes en attente de réponses pour savoir si nous en avons le pouvoir», conclut M. Robitaille.