Le maire de Lévis, Gilles Lehouillier, considère que le concept de transformation de la route 116 en boulevard urbain a beaucoup de retard, car il a été présenté à la population par le ministère des Transports en 2011. Il espère que la cadence soit accélérée.

Route 116: le maire Lehouillier attend avant de jubiler

Même si le ministère des Transports lancera bientôt une étude d’opportunité sur la transformation de la route des Rivières (116) de Lévis en boulevard urbain, le maire Gilles Lehouillier attendra un peu avant de jubiler à propos de ce projet que son administration considère comme prioritaire.

«C’est un pas dans la bonne direction, mais souvenons-nous que le concept a été présenté à la population par le ministère en 2011, alors il y a beaucoup de retard. On espère qu’il sera possible d’accélérer la cadence», a rappelé le maire en point de presse lundi en marge de la séance régulière du conseil.

«Avant de crier notre joie, nous allons donc attendre de voir si le projet sera inscrit au programme quinquennal d’immobilisations dans le budget, car, s’il n’y est pas, ça signifie qu’il ne se fera pas dans les cinq prochaines années. Nous avons rencontré M. [André] Fortin et Mme [Véronyque] Tremblay et, en principe, ça devrait se faire, mais on attend.» 

Annonce

L’annonce de l’étude avait été faite lors du dévoilement de la programmation routière 2018-2020 par les ministres Véronyque Tremblay (Transports) et Dominique Vien (Chaudière-Appalaches).

L’étude d’opportunité «permettra d’évaluer les possibilités afin d’améliorer la fluidité de la circulation» sur la route des Rivières, qui se fond à la route Marie-Victorin (132) près des ponts Pierre-Laporte et de Québec, dans le secteur Saint-Nicolas.

Le tronçon visé — fort achalandé et long de 3,5 kilomètres — part de l’autoroute 20 jusqu’au pont d’étagement du CN, à l’entrée du rond-point donnant accès à la fois au pont de Québec et au pont Dominion surplombant la rivière Chaudière.

Une année sera nécessaire pour faire le tour des options. La Ville de Lévis a déjà fait son nid et table sur des plans de 2011 relocalisant les voies réservées aux autobus au centre de la chaussée et ajoutant une voie de circulation dans chaque direction pour les automobiles. Des trottoirs et une piste cyclable seraient ajoutés.

Autres travaux

La programmation routière de Chaudière-Appalaches confirme également l’élargissement de l’autoroute 20 à Lévis entre la sortie du chemin du Sault à Charny et la rivière Etchemin à Saint-Jean-Chrysostome ainsi que la reconstruction de l’échangeur Lagueux.

Le chantier le plus coûteux sera toutefois celui du pont Pierre-Laporte, commencé l’an dernier et devant s’étaler sur une période de cinq ans. Des travaux de réparation de la charpente, de métallisation et de peinture sont inclus. Le contrat de la nouvelle phase a été accordé à EDM pour 14,6 millions $. Le total du projet tourne autour de 90 millions $.

Quant à l’autre projet prioritaire de la Ville de Lévis, le projet de viaduc au-dessus de la rue Saint-Omer, le maire Lehouillier a rappelé qu’un rapport conjoint serait produit à la fin du mois de mai.

«Et on s’attend à ce que les partis politiques prennent des engagements concernant le viaduc Saint-Omer pendant la prochaine campagne électorale. Il y a quand même 25 000 véhicules pris dans le trafic le matin pour entrer à Lévis...», a conclu M. Lehouillier.

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UN PLAN D'ACTION DE 126 000 $ CONTRE L'AGRILE DU FRÊNE

Même si l’agrile du frêne, déjà présent à Québec, n’a pas encore trouvé le moyen de traverser le Saint-Laurent, la Ville de Lévis a adopté lundi un plan d’action de 126 000 $ en prévision de l’arrivée de la redoutable bestiole sur la Rive-Sud.  

«Chaque année depuis 2012, nous installons 32 pièges et on n’a toujours pas trouvé d’agrile du frêne à Lévis, mais on nous dit que c’est une question de temps», a indiqué le maire Gilles Lehouillier en point de presse.

Lévis compte 35 000 arbres sur son territoire, dont 7000 sont des frênes, sans compter ceux qui sont situés sur des propriétés privées. «L’adoption de ce plan d’action vise à pouvoir agir rapidement dès qu’on verra que l’agrile du frêne est présent», poursuit le maire.

Un ingénieur forestier fera d’abord l’inventaire complet des frênes de la ville, puis les traitera avec un produit spécial. La Ville préparera aussi un site de concentration du bois au cas où il faudrait éventuellement couper des arbres infestés par l’insecte ravageur.

«Nous vérifions aussi la possibilité d’implanter un programme de subvention pour encourager l’abattage préventif du frêne, un programme qui pourrait rembourser jusqu’à 50 % des coûts d’abattage», termine le maire.  

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LE RECYCLAGE QUI RAPPORTE

Même si la Ville de Lévis a dû emprunter 4,5 millions $ lundi pour construire deux nouvelles cellules à son site d’enfouissement, le maire Gilles Lehouillier a tenu à souligner que la durée de vie de ces cellules avait augmenté depuis que le recyclage et la récupération étaient bien implantés à Lévis. «C’est passé de deux ans et demi à trois ans et demi et le tonnage de déchets envoyés au site est passé de 57 000 tonnes à
37 000 tonnes même si notre population a augmenté», a-t-il expliqué. 

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PRESQUE 5000 RECHARGES EN 2017

Les six bornes de recharge pour voitures électriques installées à Lévis sont si populaires que la Ville a l’intention d’en installer deux autres à court terme, l’une à la traverse et l’autre au Centre des congrès. Le maire Gilles Lehouillier affirme que 4788 recharges ont été faites l’an dernier, en majorité aux bornes de chargement rapide où la recharge se fait en moins d’une heure. C’est d’ailleurs vers ce type de bornes que Lévis a l’intention de se tourner. «On se rend compte que les bornes de chargement rapide sont la voie de l’avenir. Celles où la recharge prend quatre heures sont appelées à disparaître», conclut le maire.