Voilà quelques jours que le maire Labeaume répète que la municipalité a bloqué une «tentative de prise de contrôle du remorquage» dans la capitale.

Remorquage: pas de permis révoqués

Régis Labeaume affirme que la Ville cessera l'octroi de contrats à deux des trois entreprises de remorquage qu'il soupçonne de collusion puisque, soutient-il, les deux ont perdu leur permis de la Commission des transports du Québec. C'est faux, rétorque la Commission après de nombreuses vérifications.
Voilà quelques jours que le maire Labeaume répète que la municipalité a bloqué une «tentative de prise de contrôle du remorquage» dans la capitale. Une manoeuvre orchestrée par des individus «probablement pour blanchir de l'argent en achetant le plus de remorqueurs possible. Et aussi casser la compétition».
En fait, trois entreprises ont soumissionné au même prix lors du dernier appel d'offres de la Ville pour le remorquage d'hiver. Un prix inférieur aux autres. Il s'agit de Remorquage M.L., Transport E.D.M. et Remorquage Auclair.
Le dossier a été transféré à l'UPAC qui a enquêté, mais rien n'a été prouvé et aucune accusation n'a été déposée. Ces trois entreprises ont donc travaillé tout l'hiver pour Québec. Les six autres soumissionnaires ont aussi été appelés, parce que la Ville les embauche tous, car elle a besoin de beaucoup de remorqueuses durant les opérations de déneigement.
Jeudi, Régis Labeaume a toutefois laissé entendre que deux des trois entreprises ciblées pourraient être repoussées par la Ville à l'avenir : «On est obligé d'utiliser ces trois compagnies tant qu'elles ne sont pas considérées comme illégales. On a l'obligation de les utiliser en vertu de la règle du plus bas soumissionnaire. Cependant, il y en a deux sur trois qui ont perdu leur permis de la Commission des transports, alors ça devrait changer.»
«Rien à signaler»
Vérification faite, trois fois plutôt qu'une, c'est faux. «Il n'y a rien à signaler au dossier de chacune des trois entreprises de remorquage», certifie le directeur du développement stratégique et des communications de la Commission des transports du Québec, Guy Mailhot. Il a épluché les dossiers des compagnies, ainsi que de leurs propriétaires. Il a vérifié jusque dans les filières qui ne sont pas accessibles au public. Autant les entreprises que leur propriétaire sont en règle.  Avec Ian Bussières