L'objectif du collectif Refusons l'austérité est de faire revivre un large mouvement de contestation comme celui qui s'était manifesté au printemps 2012.

«Refusons l'austérité» promet un grand rassemblement à Québec jeudi

La grogne à l'égard de la cure minceur imposée par le gouvernement provincialse manifestera de nouveau sous peu.
Le collectif «Refusons l'austérité» organise un grand rassemblement qui se déroulera à Québec jeudi et qui culminera avec la tenue d'une manifestation devant l'Assemblée nationale.
Durant la journée, des conférences, des débats et des discussions sont prévus au Centre des congrès de la Ville-Capitale.
Selon le président de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), Jacques Létourneau, les participants en profiteront pour «mesurer les effets des politiques d'austérité sur les services à la population et sur l'économie de manière générale».
L'événement de cette semaine, auquel plus de 1000 personnes issues entre autres des mouvements syndical, féministe et étudiant ont été conviées, ne sera certainement pas l'ultime initiative du collectif.
Il a d'ores et déjà annoncé que des «mobilisations d'envergure» auront aussi lieu le 8 mars et le 22 avril, des rassemblements qui concorderont avec la Journée internationale de la femme et avec le Jour de la Terre.
De plus, M. Létourneau a laissé entendre que le regroupement n'avait pas encore posé l'ensemble de ses cartes sur la table.
«Ça, ce sont des grands rendez-vous mais il risque d'y avoir bien d'autres actions menées dans les milieux de travail», a-t-il lancé, sibyllin.
Il a spécifié que dans tous les cas, l'objectif sera le même. «Le but sera de faire pression sur le gouvernement provincial pour qu'il modifie sa trajectoire», a-t-il martelé.
Le président de la CSN a reconnu que ce ne sera pas une sinécure d'inciter les libéraux à changer de cap. «C'est un gouvernement qui en est encore à sa première année de mandat. Donc, il se sent fort évidemment», a-t-il remarqué.
Par contre, Jacques Létourneau est convaincu que certains élus, qui ne sont pas nécessairement de gros canons, ne sont pas imperméables à l'insatisfaction populaire. «Au-delà de ce que le président du Conseil du Trésor Martin Coiteux, le ministre des Finances Carlos Leitao et le premier ministre Philippe Couillard annoncent, il y a une députation qui n'est pas nécessairement toujours au fait des impacts des politiques et quand on réussit à bien illustrer leurs conséquences, il y a des députés qui écoutent», a-t-il constaté.
Le collectif «Refusons l'austérité»compte entre autres dans ses rangs des syndicats, des associations étudiantes et des organismes communautaires.
Sur le site Internet du regroupement, ces divers partenaires reprochent à l'équipe de Philippe Couillard de compromettre le modèle social québécois en voulant favoriser «la réduction et la suppression de programmes ainsi que de services publics et parapublics».
Ils l'accusent également de vouloir «réaliser l'équilibre budgétaire sans répondre aux besoins de la population dans les domaines de la santé, des services sociaux, de l'éducation, de la politique familiale, du transport, des infrastructures, du logement social et de la sécurité du revenu».