Depuis que la vitesse est plus basse, les voitures roulent... plus vite.

Réduire la limite de vitesse pour aller... plus vite

Des automobilistes parisiens ont eu la surprise de pouvoir rouler plus vite sur l'autoroute phériphérique depuis la réduction la limite de vitesse de 10 km/h.
Le «périph'», l'autoroute ou le boulevard rapide encerclant la capitale française, est l'une des voies les plus utilisées au monde. Plus de 1,3 millions d'automobilistes l'empruntent tous les jours.
Depuis le début de l'année, la vitesse maximale sur le boulevard périphérique a été baissée de 80 km/h à 70 km/h. Or, selon une étude de six mois de la firme Inrix rendue publique cette semaine, cette réduction de la vitesse a réduit la congestion, les embouteillages et diminué les temps de déplacement.
Bref, depuis que la vitesse est plus basse, les voitures roulent donc... plus vite. La congestion routière est telle sur ce boulevard que la limite maximale est bien souvent théorique, personne ou presque n'atteignant la limite de 70 km/h durant le jour.
Sauf que la réduction de la limite maximale aurait néanmoins changé les comportements des automoblistes. L'expert de la firme Inrix, Chris Lambert, a soutenu cette semaine dans des médias français que les conducteurs affichaient une vitesse plus régulière.
Cette circulation à vitesse stable limite les accélérations et le freinage inutile. Conséquence: moins d'embouteillages. L'effet accordéon serait en effet moins présent, limitant les points de congestion.
Au final, le temps d'attente sur le périphérique serait passé en moyenne de 104 minutes par jour à 66 minutes. Un gain de 38 minutes par jour.
Au Québec, les demandes de réduction de la vitesse par les groupes d'intérêts visent généralement des artères moins passantes, dans des quartiers résidentiels, ou encore des routes rurales peu fréquentées.