Recensement: la hausse de la population anglophone en région fait sourciller

Des doutes sont soulevés concernant la fiabilité de certaines données du recensement de 2016, qui ont été publiées la semaine dernière par Statistique Canada.
La population ayant l'anglais comme langue maternelle ou comme langue parlée à la maison a littéralement explosé dans une série de villes du Québec.
Or, cette hausse de la population anglophone en région paraît improbable aux yeux du président de l'Association d'études canadiennes, Jack Jedwab.
Dans une entrevue au quotidien Le Devoir, il réclame une enquête sur la fiabilité des données du recensement de 2016.
Plus de la moitié de la hausse de 57 325 personnes dans la population anglophone a été signalée à l'extérieur de Montréal, dans des villes à forte majorité francophone, comme Rimouski, Saguenay, Drummondville, Trois-Rivières ou Shawinigan.
Plus d'une vingtaine d'autres villes auraient connu une hausse importante de leur population de langue maternelle anglaise.
Le maire de Rimouski, Marc Parent, estime aussi que des vérifications s'imposent pour confirmer la valeur des données du recensement.
Selon lui, rien ne le laisse croire à un afflux important d'anglophones dans le Bas-Saint-Laurent.