Le palais de justice de Québec

Rage folle pour une contravention

Il s’appelle Gilles Ledoux et est capable de colères noires. Il y a quelques mois, une policière a dû lui tirer dans la jambe après qu’il ait réussi à couper la veste pare-balle de sa collègue avec un couteau.

L’homme de 36 ans a reconnu lundi au palais de justice les infractions qu’il a commises le 25 mai 2019 lors d’une magistrale crise de rage.

Tout a commencé rue Sainte-Claire, dans le quartier Saint-Jean-Baptiste à Québec, lorsque Ledoux a vu sur son pare-brise une contravention de 150 $ pour stationnement illégal. Ulcéré, il s’est mis à briser les panneaux de signalisation marquant les zones de stationnement en hurlant son mécontentement. 

Appelées par des résidants, deux policières ont trouvé Gilles Ledoux dans un dépanneur. Toujours agité, l’homme a fui jusque chez lui, rue Saint-Olivier.

Atteint à la jambe

Il s’est muni d’un couteau et a attaqué une policière, sectionnant sa veste pare-balle. Devant la menace, la deuxième policière a alors fait feu et atteint Ledoux à la jambe.

L’homme en crise a demandé aux policières de continuer à tirer sur lui. 

Ledoux a été conduit en ambulance à l’hôpital. En fouillant le logement, les policiers ont trouvé des machettes, une hache ainsi qu’un bâton de bois surmonté d’une flèche.

Le Bureau des enquêtes indépendantes a fait l’examen de l’intervention. L’enquête est toujours en cours.

En plus des accusations de voies de fait contre un agent, de possession d’une arme dans un dessein dangereux et de méfait, Ledoux a aussi plaidé coupable à deux accusations de voies de fait ayant causé des lésions. Le soir du 20 juin 2018, l’homme a eu une escarmouche avec un groupe de fêtards dans le quartier Saint-Jean-Baptiste. Il a bousculé deux femmes, dont une s’est cogné la tête en tombant. Ledoux a ensuite été tabassé par les autres membres du groupe.

Gilles Ledoux connaîtra sa peine en mars. Depuis les événements de mai, il a fait une thérapie fermée pour un problème d’alcoolisme et de toxicomanie.