Radars photo: seules six régions ciblées

La deuxième phase de déploiement des radars photo ne sera pas panquébécoise. Les 18 nouveaux appareils destinés à la surveillance du réseau routier provincial atterriront dans six régions seulement. La Capitale-Nationale, Laval et Laurentides-Lanaudière feront le grand saut vers les nouvelles technologies, rejoignant la Chaudière-Appalaches, Montréal et la Montérégie, où une quinzaine de cinémomètres sont déjà en opération.
Le ministère des Transports du Québec (MTQ) avait désigné trois régions (la Chaudière-Appalaches, Montréal et la Montérégie) pour le projet pilote lancé en 2009. Quand le recours aux radars photo a été normalisé, en février 2012, le ministre de l'époque, le libéral Pierre Moreau, était fier d'annoncer que l'ensemble du Québec serait désormais couvert.
Ce ne sera pas le cas, enfin pas tout de suite. Le MTQ déploiera les 18 appareils commandés récemment pour combler ses propres besoins dans trois autres régions, soit la Capitale-Nationale, Laval et Laurentides-Lanaudière. Les policiers en chair et en os continueront de régner en maîtres ailleurs en province.
Sarah Bensadoun, porte-parole du MTQ, explique que les nouvelles régions ont été choisies en fonction du nombre élevé d'accidents qui s'y produisent, de la quantité d'excès de vitesse constatés et du non-respect de la signalisation routière. «Il y a pas mal de monde qui habite ces régions-là. C'est plus peuplé», ajoute-t-elle.
Le gouvernement du Québec a toujours présenté les radars photo comme une mesure de sécurité routière et non comme un moyen de regarnir les coffres de l'État. Les sites ciblés doivent être «accidentogènes» et difficiles à surveiller par les policiers. Les politiciens, tous partis confondus, veulent à tout prix éviter l'impression de «trappes à tickets».
Plusieurs types d'appareils
Il n'est pas possible, du moins pour l'instant, de savoir combien de cinémomètres seront installés dans chacune des régions identifiées. Toutefois, il est prévu qu'il y ait six radars photo fixes, sept radars photo mobiles et cinq appareils de surveillance aux feux rouges - qui captent en même temps les excès de vitesse aux feux verts - ajoutés sur les routes provinciales pour un total de 33.
S'additionneront les 18 radars photo installés et gérés par quatre municipalités. La Ville de Québec en recevra cinq (quatre mobiles et un appareil de surveillance aux feux rouges), tout comme Gatineau. Les villes de Laval et de Longueuil en auront quatre à leur disposition.
Un 37e appareil mobile sera gardé en réserve et utilisé en cas de défectuosité sur le terrain.
Emplacements à confirmer
La liste des emplacements des appareils mobiles sera officialisée en septembre par la publication d'un décret ministériel. Il faudra attendre à novembre pour les appareils fixes. Au final, la grande région de Québec, incluant les rives nord et sud du fleuve Saint-Laurent, risque d'être fort bien pourvue, tout comme celle de Montréal d'ailleurs.
Selon un bilan datant du 30 avril, ce sont 35,5 millions $ qui ont été récoltés depuis l'adoption des radars photo dans la deuxième moitié de 2009. Exactement 241 499 constats d'infraction ont été postés aux automobilistes en infraction. À noter que ceux-ci écopent d'une amende, mais ne reçoivent pas de points d'inaptitude.