Du 1er septembre 2012 au 30 avril 2013, deux radars photo installés en alternance sur quatre chantiers de la région de Québec ont permis de remettre 4818 constats d'infraction.

Radars photo: la manne de contraventions près des chantiers

Les radars photo mobiles installés près des chantiers routiers génèrent déjà autant de constats d'infractions que les appareils fixes dans la grande région de Québec, mais ils rapportent deux fois plus d'argent au gouvernement provincial.
Deux cinémomètres photographiques mobiles sont déployés en alternance sur deux chantiers routiers de la région de la Capitale-Nationale (route 175 à Stoneham-et-Tewkesbury et autoroute 40 à Boischatel) et deux autres dans la Chaudière-Appalaches (autoroute 20 à Saint-Apollinaire et à Saint-Vallier) depuis le 1er septembre 2012.
C'est à cette date que le ministère des Transports du Québec (MTQ) a commencé à utiliser les nouvelles technologies pour faire ralentir les automobilistes circulant entre les cônes orange.
Les sites sont connus du public et, comme l'exige la réglementation québécoise, les radars photo sont annoncés trois fois sur les autoroutes et deux fois sur les routes provinciales et municipales quand ils sont en opération. Des affiches orangées ont été créées spécialement pour les chantiers routiers.
Selon une compilation datant du 30 avril et obtenue en vertu de la Loi sur l'accès à l'information,
4818 constats d'infraction pour excès de vitesse ont pourtant été signifiés sur les quatre sites désignés dans la région de Québec, qui ont ainsi récolté 1 260 981 $ en amendes.
À titre de comparaison, le radar fixe situé sur l'autoroute 20 Est, à Lévis, et le système photographique de contrôle de la circulation au feu rouge de la route du Président-Kennedy, toujours à Lévis, ont permis l'émission de
24 490 constats d'infraction et rapporté 2 791 964 $ au Trésor québécois depuis août 2009.
Les appareils mobiles près des chantiers ont ainsi enregistré une moyenne de 602 excès de vitesse et des amendes de 157 622 $ par mois tandis que les installations fixes constatent mensuellement
554 infractions pour des revenus de 63 453 $. Il faut savoir que depuis mars 2011, les conducteurs qui dépassent la limite de vitesse permise dans les zones de travaux voient leur amende doublée.
Les deux radars photo mobiles déployés sur trois chantiers routiers en Montérégie ont été encore plus prolifiques. Plus de
10 000 constats d'infraction ont été signifiés à des automobilistes au pied trop pesant, qui doivent maintenant payer 2,9 millions $ d'amendes au gouvernement.
La machine surpasse l'homme
En seulement huit mois, l'ensemble des sept sites temporaires ont donc généré autant de constats et deux fois plus d'argent que les trois appareils mobiles utilisés régulièrement à Beauceville, à Montréal et à Marieville depuis le début du programme en 2009.
Selon les dernières données rendues disponibles par la Société de l'assurance automobile du Québec (SAAQ), l'ensemble des corps policiers de la province ont distribué
12 244 constats d'infraction pour excès de vitesse lors de travaux en 2011. Même l'année où ils ont été les plus assidus, en 2008, les policiers n'ont jamais remis plus de contraventions que les quatre machines qui surveillent sept chantiers actuellement.
En tout et pour tout, ce sont 35,5 millions $ qui ont été récoltés en trois ans et demi grâce à l'utilisation des radars photo. Exactement 241 499 constats d'infraction ont été postés aux automobilistes en infraction.
La prochaine phase de déploiement prévoit l'acquisition de 37 nouveaux appareils fixes et mobiles qui seront déployés dans des secteurs à haut risque d'accident, dans les zones scolaires et aux abords des chantiers routiers. Les villes de Québec et de Gatineau les testeront également sur le réseau municipal.
Avec la collaboration de William Leclerc