Le principe des contrepoids et de l'équilibre d'un pont cantilever est ici expliqué par une mise en scène.

Qu'est-ce qu'un pont cantilever?

À l'époque, les ponts cantilever pouvaient supporter des charges plus lourdes que les ponts suspendus. Celui de Québec devant porter deux voies ferrées, ce fut le choix des concepteurs.
Un pont cantilever repose sur des piliers ancrés au fond de l'eau ou de part et d'autre d'un obstacle. Des poutres en porte-à-faux sont tendues entre ces piliers.
Dans le cas du pont de Québec, on y a accroché une travée centrale, ce qui en allonge la portée. Les structures de métal obliques qui partent des piliers vers la travée centrale portent le nom de «bras cantilever»; celles qui partent des piliers vers les rivages sont les «bras d'ancrage». Ces bras d'ancrage sont arrimés à des piliers d'ancrage qui servent de contrepoids pour empêcher que les cantilevers basculent vers le milieu. Le principe du pont cantilever est d'assurer l'équilibre (et la solidité) des poutres en porte-à-faux.
Le pont de Québec
Outre sa grande portée libre (549 m) qui en fait le plus long cantilever au monde, le pont de Québec a la particularité de treillis en «K» plutôt que de longues diagonales d'acier. Ces «K» ont été intégrés aux plans après l'effondrement de 1907. Les treillis devenaient ainsi plus faciles à construire et plus résistants.
Le premier pont cantilever a été achevé en 1867 en Allemagne. On compte aujourd'hui dans le monde une cinquantaine de ponts avec des cantilevers de plus de 250 m de portée.
Le pont de la Confédération entre Cape Jourimain (N.-B.) et Borden-Carleton sur l'Île-du-Prince-Édouard ferme cette liste avec ses 43 arches de 250 m.