Sur la Rive-Sud de Québec, ce sont finalement 71% des élèves des 30 écoles de la Commission scolaire des Navigateurs qui reviendront en classe lors d’une rentrée qui s’étalera sur trois jours. Ce sont 10 548 élèves sur un total de 14 937.
Sur la Rive-Sud de Québec, ce sont finalement 71% des élèves des 30 écoles de la Commission scolaire des Navigateurs qui reviendront en classe lors d’une rentrée qui s’étalera sur trois jours. Ce sont 10 548 élèves sur un total de 14 937.

Quelques écoles secondaire utilisées pour le primaire

Quelques écoles secondaires vides devront être utilisées par les écoles primaires de la région pour accueillir les élèves du réseau public la semaine prochaine.

Sur la Rive-Sud de Québec, ce sont finalement 71% des élèves des 30 écoles de la Commission scolaire des Navigateurs qui reviendront en classe lors d’une rentrée qui s’étalera sur trois jours. Ce sont 10 548 élèves sur un total de 14 937.

«Nous avons tout le personnel requis, tous les locaux requis et tout le matériel nécessaire», indique Louise Boisvert, porte-parole de la CSDN. 

Cinq locaux de l’école secondaire Pointe-Lévy et un de l’école secondaire L’Envol seront nécessaires pour accueillir les élèves.

À la Commission scolaire des Découvreurs, qui compte 19 écoles primaires, on estimait avoir besoin d’une quinzaine de locaux dans les écoles secondaires. Moins de dix enseignants du secondaire sont requis pour venir prêter main forte à leurs collègues du primaire. Toutes les classes régulières feront leur rentrée lundi. La plupart des classes spécialisées seront ouvertes à partir de mercredi.

La Commission scolaire de la Capitale prévoyait recevoir environ 60% de ses élèves. Elle aura besoin d'utiliser deux écoles secondaires. Trois à quatre groupes de l'école Saint-Jean-Baptiste seront installés à l’école Joseph-François-Perrault et six  groupes de l'école l'Accueil déménageront à l'école secondaire Roger-Comtois. Toujours en attente de certaines réponses, la Commission scolaire de la Capitale, qui compte 46 écoles primaires, n'était pas en mesure de dire s'il lui manquerait d'enseignants lundi.

La Commission scolaire des Premières-Seigneuries a réussi à trouver de la place pour tout le monde dans ses 33 écoles primaires des secteurs Charlesbourg et Beauport, notamment. Environ 66% des 17 000 élèves seront de retour à partir de lundi. Une vingtaine de professeurs spécialistes (anglais, musique, éducation physique) devront être assignés dans des écoles primaires pour combler les besoins.

La grande difficulté aux Premières-Seigneuries - et elle est vécue ailleurs dans la région - c'est d'avoir l'effectif suffisant pour le service de garde. "En date de vendredi matin, il nous manque encore une cinquantaine de personnes pour les services de garde pour respecter le ratio d'un éducateur pour 15 enfants, explique la directrice générale Martine Chouinard. Il faut dire qu'on a un taux de retour de 60% pour le service de garde."

Le service des ressources humaines travaille activement à trouver des éducatrices. S'il en manque encore, la commission scolaire a le pouvoir d'affecter du personnel. On pourra aussi faire appel aux parents si certains sont capables de garder leurs enfants le matin ou de les faire dîner à la maison.


Opération policière en zone scolaire

Les policiers de Lévis et de Québec seront nombreux autour des écoles primaires dès lundi pour rappeler aux parents les consignes de sécurité en zone scolaire.

Comme lors d’une «vraie» rentrée, les policiers vont surveiller la vitesse des automobilistes et le respect des zones de stationnement.

L’opération zone scolaire pourrait durer au moins deux semaines, prévoit-on. «C’est sûr qu’on s’attend à une influence plus importante», note Étienne Doyon, porte-parole du Service de police de la Ville de Québec.

C’est que contrairement à une rentrée habituelle, la majorité des enfants qui prennent habituellement l’autobus seront véhiculés par leurs parents matin et soir. Et il y a fort à parier que plus de parents viendront aussi chercher leurs enfants pour le dîner.

Brigade scolaire en fonction

La Ville de Québec a annoncé que la brigade scolaire serait fonctionnelle et sécuritaire, dit-on. «Nous avons vérifié auprès des 258 brigadiers s’ils avaient des enjeux de santé, puis nous avons rappelé d’autres employés en renfort qui ont rapidement répondu positivement à l’appel. Ainsi, nous sommes prêts à assurer la sécurité des enfants dès lundi», affirme le maire de Québec Régis Labeaume par voie de communiqué.

Certains commis de bibliothèque et employés aquatiques recevront une formation en ligne sur les exigences du poste de brigadier. De plus, la Ville a effectué un marquage au sol de lignes d’arrêt sur plus de 200 intersections, des deux côtés de la rue. Les élèves devront s’immobiliser à la ligne d’arrêt, alors que les brigadiers resteront à 2 mètres de celle-ci. S’il leur est impossible de respecter cette distanciation physique, les brigadiers devront porter un équipement de protection individuelle, écrit la Ville.