Québec vient en aide au journal Le Devoir

EXCLUSIF / Après Groupe Capitales Médias (GCM), c’est au tour du quotidien Le Devoir de profiter d’une aide gouvernementale pour faciliter son passage au numérique. Le conseil des ministres a donné son aval, le 13 décembre, à un prêt sans intérêt de 526 000 $ au quotidien montréalais pour accompagner une mise de fonds de l’ordre de 5 millions $ du journal. Tout comme dans le cas de GCM, qui possède six journaux quotidiens, c’est par l’entremise d’Investissement Québec que passera l’appui gouvernemental au Devoir.

Les décrets du conseil des ministres dans les deux cas n’ont pas encore été publiés, mais la ministre Dominique Anglade et le président de GCM, Claude Gagnon, ont fait l’annonce du premier dossier en conférence de presse le 13 décembre, à Saguenay. 

L’aide au Devoir a été approuvée la même journée. On ignore si une annonce similaire sera faite avec la direction du Devoir. Le quotidien montréalais avait fait état de l’aide à GCM, le 14 décembre, mais n’avait pas cru utile de révéler l’aide consentie à son endroit 24 heures plus tôt par le conseil des ministres.

Conscients des protestations à venir de Pierre Karl Péladeau à l’annonce de l’appui à GMC, les libéraux voulaient dévoiler l’aide au Devoir en même temps, mais des conflits d’horaire les en ont empêchés.  

Le président et chef de la direction de Québecor avait dénoncé «un favoritisme flagrant» de la part du gouvernement dans ce dossier. Il avait vu là un effet de la «connexion libérale». Ses journaux avaient fait état des positions éditoriales des journaux concernés en 2014, avant leur acquisition par GCM, pour tenter d’établir un lien entre leurs politiques éditoriales et l’aide du gouvernement.

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MISE À JOUR

La direction du Devoir a nié jeudi avoir su le 14 décembre dernier, que le Conseil des ministre lui avait octroyé un prêt de 526 000$. Le directeur, Brian Myles, soutient n’avoir appris que le 18 décembre la décision gouvernementale d'aider Le Devoir.