Québec solidaire réclame une réforme en profondeur des pratiques du Bureau de l'Assemblée nationale, y compris la levée du huis clos permanent sur les discussions de son comité ainsi qu'une transparence «totale et entière» sur toutes les décisions prises et sur la gestion des budgets.

Québec solidaire veut une «grande cure de transparence à l'Assemblée nationale»

Québec solidaire appelle les trois autres partis à appuyer son projet de «grande cure de transparence à l'Assemblée nationale».

Les co-porte-parole de Québec solidaire, Manon Massé et Gabriel Nadeau-Dubois, ont proposé en conférence de presse, mercredi, trois mesures visant à mettre fin à ce qu'ils ont appelé «la culture de l'opacité et du copinage».

Le plan de QS consiste en premier lieu à ce que tous les partis, ainsi que les députés élus comme indépendants, puissent siéger au Bureau de l'Assemblée nationale.

Le parti réclame aussi une réforme en profondeur des pratiques du Bureau de l'Assemblée nationale, y compris la levée du huis clos permanent sur les discussions de son comité ainsi qu'une transparence «totale et entière» sur toutes les décisions prises et sur la gestion des budgets.

En troisième lieu, QS demande que le dévoilement des dépenses de cabinets, de la présidence de l'Assemblée nationale, des bureaux de circonscriptions et de chaque député soit obligatoire et automatique.

Selon Gabriel Nadeau-Dubois, il s'agit d'argent public et celui-ci doit être dépensé de manière transparente.

«La CAQ a critiqué pendant des années la culture de copinage et d'opacité des libéraux. Ils ont maintenant l'occasion de démontrer leur cohérence en rendant l'Assemblée nationale plus transparente», a souligné le co-porte-parole de QS en rappelant que la Coalition avenir Québec s'est «autoproclamée championne de l'éthique, de la transparence et de la bonne gestion des fonds publics».

Pour M. Nadeau-Dubois, l'occasion est parfaite pour adopter «de nouvelles mœurs», alors que les travaux parlementaires ne doivent débuter que dans un mois.

«Ce sont trois demandes simples et réalistes. On a une occasion de moderniser le Bureau de l'Assemblée nationale, il ne faut pas la laisser filer entre nos doigts, il faut agir maintenant», a-t-il insisté en martelant que c'est l'occasion pour la CAQ d'être cohérente et de joindre le geste à la parole.