Plusieurs tracés seront étudiés entre Saint-Augustin-de-Desmaures ou Saint-Nicolas à l’ouest jusqu’à l’île d’Orléans à l’est (photo).

Québec s’entend avec un consultant pour le troisième lien

Le consultant qui réalisera l’étude d’opportunité sur un troisième lien routier Québec-Lévis est choisi, une entente de principe sur les honoraires a été conclue, mais le contrat reste encore à signer. Les faits saillants de l’étude des besoins sont pourtant attendus cet été.

L’appel d’offres pour des services professionnels en vue de l’élaboration d’une étude d’opportunité a été publié le 5 décembre, une journée après l’annonce en grande pompe par la ministre déléguée aux Transports, Véronyque Tremblay. Les intéressés avaient jusqu’au 25 janvier pour présenter leur soumission.

Cinq groupes sont sur les rangs : Consultants S.M., le consortium SNC-Lavalin-WSP-Cima+, le consortium Norda Stelo-Parsons-Deloitte, la coentreprise Aecom-EXP-Cowi et le Groupement mobilité interrives qui réunit Stantec, Tetra Tech QI et Hatch Corporation. 

Trois mois plus tard, l’identité et la rémunération du gagnant ne sont pas encore connues. Pressé de questions des journalistes et subissant les sarcasmes de la Coalition avenir Québec (CAQ) depuis des semaines, le ministère des Transports du Québec a toutefois fait le point lundi en fin de journée. 

Guillaume Paradis, porte-parole, a expliqué que tous les soumissionnaires ont été évalués en fonction de leurs compétences et qu’une négociation sur les honoraires a été menée avec celui ayant obtenu le plus haut pointage. C’est la façon de faire au ministère et il n’est pas rare que cela prenne plusieurs mois, a-t-il insisté, donnant l’exemple de la réfection du pont Pie-IX ou du tunnel Louis-Hyppolite-Lafontaine à Montréal. 

«Ce sont des délais qui sont normaux pour des contrats de cette envergure», a assuré M. Paradis. 

L’entente conclue au cours des derniers jours sera ratifiée dès que les dernières vérifications administratives seront complétées. 

Bureau de projet

L’étude d’opportunité grugera l’essentiel du budget de 20,5 millions $ qui est dévolu au bureau de projet sur le troisième lien.

Selon l’échéancier présenté en décembre, l’étude des besoins doit être livrée d’ici la fin de l’année 2018. Les consultants s’attarderont à l’évolution de la population, de l’emploi et de la circulation sur une période de 30 ans. Les attentes du milieu seront aussi prises en considération. La ministre Tremblay a promis à plusieurs reprises que les faits saillants de cette étude seront dévoilés avant l’été, donc avant les élections générales d’octobre. Son cabinet répète que l’engagement tient toujours, que les fonctionnaires n’ont pas attendu les renforts du secteur privé pour se mettre à l’ouvrage. 

La présentation des solutions possibles et le choix de la meilleure viendront dans un deuxième temps, d’ici l’été 2020. 

Plusieurs tracés seront étudiés entre Saint-Augustin-de-Desmaures ou Saint-Nicolas à l’ouest jusqu’à l’île d’Orléans à l’est. Tous les types d’ouvrages — tunnel, pont ou les deux — seront considérés et comparés entre eux pour arriver à la meilleure solution. L’échéancier, les coûts et les retombées économiques seront estimés. Il y aura même des maquettes en trois dimensions, a déjà spécifié Mme Tremblay. 

Le gouvernement du Québec aura alors tout en main pour décider s’il va de l’avant ou non avec ce grand projet de plusieurs milliards de dollars. 

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LÉVIS PARTICIPE À UN CONCOURS POUR FINANCER LA GESTION DE LA FLUIDITÉ DE LA CIRCULATION

La Ville de Lévis participe à un concours pour financer la gestion en temps réel des feux de circulation, vue comme un bon moyen d’améliorer la fluidité de la circulation sur son territoire. 

Le projet Un boulevard intelligent à Lévis, déposé auprès d’Infrastructure Canada, vise le boulevard Guillaume-Couture. Un prix de 10 millions $ est espéré. La gestion en temps réel des feux de circulation va plus loin que la synchronisation en ce qu’elle permet d’ajuster les temps de passage aux intersections en fonction de la densité du trafic et de la présence de véhicules de transport en commun. La production de gaz à effet de serre est conséquemment réduite. 

«Les résultats obtenus et compilés en temps réel permettraient d’améliorer la connaissance du réseau et de partager des informations avec différents partenaires pour mettre en place des mesures favorisant la fluidité de la circulation, qu’il s’agisse par exemple d’horaires de travail ou d’études modulés», précise le communiqué de presse diffusé lundi. 

Les finalistes du Défi des villes intelligentes seront annoncés d’ici l’été et les gagnants au printemps 2019.