Rémy Normand, président du RTC, et Régis Labeaume prendront tous deux la parole vendredi lors du dévoilement du projet de tramway.

Québec (re)prend le tramway

C’est le grand jour ou le jour de la marmotte. Pour la deuxième fois en huit ans, la Ville de Québec dévoilera vendredi son projet de tramway, pierre angulaire du futur réseau de transport collectif structurant qui fera aussi place à l’autobus.

Jusqu’en fin d’après-midi, jeudi, il n’était pas acquis que les citoyens de Québec seraient mis au courant des détails avant le week-end, bien qu’ils aient été exposés à un crescendo politique et médiatique toute la semaine.

L’agenda du premier ministre du Québec a été envoyé aux médias sur le coup de 16h et faisait référence au rendez-vous fort attendu. Les médias sont conviés à 11h pour un huis clos et une conférence de presse suivra à 13h15. 

La Ville de Québec a renchéri avec son invitation, qui précise que le maire de Québec, Régis Labeaume, et le président du Réseau de transport de la Capitale (RTC), Rémy Normand, prendront la parole en compagnie de Philippe Couillard. 

Les représentants du bureau d’étude répondront aux questions avant que les caméras ne roulent. Les membres du comité de mobilité seront disponibles après. 

«Il restait quelques détails à régler et là, tout est attaché», a indiqué Paul-Christian Nolin, attaché de presse du maire, en fin de journée. 

Dans les heures précédentes, M. Labeaume affirmait qu’il restait des éléments à négocier avec le gouvernement Couillard. «Depuis ce matin, je négocie encore avec le gouvernement du Québec donc je suis pas capable de vous garantir une conférence de presse demain ou les jours d’après», avait-il lancé, de passage à l’Université Laval pour l’annonce d’un projet pilote d’étalement des horaires. 

Régis Labeaume tenait mordicus à ce que tous les détails soient réglés avant de présenter le futur réseau de transport structurant, un investissement de 3 milliards $, à la population. «Je n’ai jamais négocié un deal aussi gros», a-t-il souligné. «C’est un gros montant et justement parce que c’est un gros montant, ce sont des modalités très sensibles et il faut que ce soit très bien ficelé et que ce soit pérenne.» 

S’inspirant du milieu des affaires dont il est issu, le maire a fait valoir: «Quand on annonce, c’est qu’on a signé. Mais bon, au gouvernement, ça marche pas toujours de même». 

M. Labeaume n’a pas voulu élaborer sur les points d’achoppement, mais n’a pas nié qu’il était question d’argent. Il a spécifié que ce n’était pas une question de tracé. La Ville de Québec a eu toute la latitude pour faire passer le tramway où elle le souhaite, a-t-il assuré. 

L’élu municipal n’a pas voulu confirmer les informations divulguées par Le Soleil, mais ne s’est pas montré agacé par la publication. Cela même s’il a bien tenté de garder le secret jusqu’à la dernière minute. Sur un ton blagueur, M. Labeaume a dit qu’il ne donnait pas les mêmes informations à tous ses interlocuteurs des derniers jours, de façon à identifier ceux qui parlent aux journalistes. «Qu’est-ce que vous allez leur faire?» s’est fait demander le maire. «On va s’en souvenir», a-t-il répondu du tac au tac. 

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