La réserve de biodiversité des Drumlins-du-Lac-Clérac, au Saguenay–Lac-Saint-Jean

Québec protège 10 réserves naturelles à perpétuité

Le gouvernement du Québec a annoncé vendredi qu’il ajoute dix réserves de biodiversité et aquatiques «d’une grande valeur écologique» à sa liste des aires protégées à perpétuité.

Trois de ces milieux naturels sont situés en Abitibi-Témiscamingue, deux sur la Côte-Nord et cinq au Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Avec cette annonce, le Québec compte désormais 10,03 % d’aires protégées, soit loin de la cible de 17 % d’aires protégées terrestres ou marines qu’il s’est engagé à atteindre dès l’an prochain dans le cadre de la Convention sur la diversité biologique.

Le ministre de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, Benoit Charette, soutient toutefois dans un communiqué que Québec «met les bouchées doubles» pour respecter sa promesse prise dans ce traité international en 2010.

Le gouvernement a toujours pour objectif d’atteindre cette cible d’ici 2020, a assuré l’attaché de presse du ministre, Louis-Julien Dufresne, lors d’une conversation avec La Presse canadienne.

Leur superficie totalise 3087 km2, ce qui représente l’équivalent de plus de 7 fois la superficie de l’île de Montréal, note le cabinet du ministre. Près des trois quarts de cette superficie avaient déjà un statut provisoire de protection.

Les activités forestières, minières, énergétiques et autres activités industrielles seront interdites sur ces territoires, comme le prévoit la Loi sur la conservation du patrimoine naturel.

Les activités de villégiature existantes, la chasse, la pêche et le piégeage pourront se poursuivre, souligne le cabinet du ministre. Les autochtones pourront également continuer d’y pratiquer leurs activités traditionnelles.

Selon le gouvernement, l’attribution d’un statut permanent de protection aux trois réserves de biodiversité de l’Abitibi-Témiscamingue permettra de protéger «des communautés végétales d’intérêt, par exemple des érablières à sucre parmi les plus nordiques du Québec et des forêts rares».

Québec note également que la réserve de biodiversité Katnukamat située sur la Côte-Nord préservera «des écosystèmes témoins du passage des glaciers et des peuplements résineux dominés par l’épinette noire».

Au Saguenay-Lac-Saint-Jean, les nouvelles aires protégées rassemblent «plusieurs composantes écologiques d’intérêt des écosystèmes de quatre régions naturelles du Québec».

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En Abitibi-Témiscamingue, les territoires visés sont les suivants:

  • La réserve de biodiversité Opasatica (auparavant nommée réserve de biodiversité projetée du lac Opasatica), couvrant 334,4 km2;
  • La réserve de biodiversité Kakinwawigak (anciennement réserve de biodiversité du lac des Quinze), de 243,1 km2;
  • La réserve de biodiversité de la Moraine-d’Harricana (résultant de la fusion des réserves de biodiversité projetées du réservoir Decelles et de la forêt Piché-Lemoine), de 364,0 km2.

Sur la Côte-Nord, les territoires suivants sont désormais protégés de façon permanente:

  • La réserve de biodiversité Katnukamat (auparavant nommée réserve de biodiversité projetée des buttes du lac aux Sauterelles), couvrant 533,0 km2;
  • La réserve de biodiversité des Méandres-de-la-Taitaipenistouc (anciennement réserve de biodiversité projetée du lac Bright Sand), de 326,5 km2.

Au Saguenay–Lac-Saint-Jean, les territoires concernés sont les suivants:

  • La réserve de biodiversité Akumunan, couvrant 284,8 km2;
  • La réserve de biodiversité des Drumlins-du-Lac-Clérac, de 449,0 km2;
  • La réserve de biodiversité du Plateau-du-Lac-des-Huit-Chutes, de 102,7 km2;
  • La réserve de biodiversité des Buttes-et-Buttons-du-Lac-Panache, de 129,3 km2;
  • La réserve aquatique de la Vallée-de-la-Rivière-Marguerite, de 320,5 km2.