Après un «mystère» politique, une allusion au fait que les habitants de Québec ne votent pas comme les autres Québécois, la capitale cachait une autre énigme. Économique, celle-là.

«Québec n'est pas une ville raciste», mais vit des épisodes troubles

Québec traverse une période d'éclosion de racisme et vit certains épisodes de racisme, mais ça n'en fait pas une ville raciste pour autant, selon Nicolas Villamarin, porte-parole du Festival contre le racisme de Québec qui a débuté jeudi soir au Fou-Bar.
«Québec n'est pas une ville raciste, on le voit à travers la diversité et la solidarité de ses gens», a affirmé M. Villamarin en point de presse. «Par contre, les périodes d'éclosion de racisme, ce n'est pas nouveau non plus à Québec. Il y a 10 ou 15 ans, c'était un peu semblable», a-t-il poursuivi.
M. Villamarin cite entre autres le discours d'exclusion véhiculé dans certaines stations de radio et les groupes d'extrême droite qui ont vu le jour au cours des dernières années.
«Ces organisations tentent de mettre une définition beaucoup trop bornée sur ce que c'est d'être un Québécois, un bon Québécois. Par des activités comme ce festival, on souhaite démontrer qu'une frange beaucoup plus grande de la population n'accepte pas ces discours-là», poursuit-il.
Le Festival contre le racisme se poursuivra jusqu'à samedi avec des spectacles au sous-sol du Cercle et à la Source de la Martinière, dans Limoilou. Une manifestation contre le racisme est également prévue samedi.
«Et ce qui est bien, c'est qu'il y a déjà des gens intéressés à poursuivre cette lutte-là en travaillant à d'autres possibilités, comme peut-être l'organisation d'un tournoi de soccer cet été. Nous participerons aussi à la Semaine d'action contre le racisme en mars, tout ça pour que ce sujet ne retombe pas dans l'oubli», conclut M. Villamarin.