Le maire Régis Labeaume et le vice-président du comité exécutif, Jonatan Julien, estiment que la réorganisation permettra de maximiser les équipements et les services de la Ville.

Québec complète son cycle de fusions

Québec complète la seconde phase de sa réorganisation administrative qui vise à confier à chaque arrondissement la gestion d’une spécialité dans l’offre de services de la ville. Pour le maire, ça ne représente ni plus ni moins que la fin du processus de fusion amorcé en 2002.

La direction des arrondissements des Rivières et de La Haute-Saint-Charles gérera les réseaux d’eau et la qualité du milieu pour tout le territoire tandis que le déneigement et le nettoyage des voies de circulation sont sous la responsabilité de la Cité-Limoilou. 

Ce sont deux exemples de centralisation de la gestion des services municipaux dans un seul arrondissement. Le but est double : faire des économies et optimiser les services. «À terme, ce sont 23,6 millions $ d’économies en cinq ans et on diminue le taux d’encadrement de 20 % dans les arrondissements», soutient Régis Labeaume. Au total, 13 postes de direction seront abolis.

Évidemment, le citoyen doit pouvoir observer une amélioration des services. «Grâce au 311 (numéro de téléphone pour les relations avec les citoyens), nous pouvons étalonner la qualité des services. Cette année, il y a eu une diminution de 20 % du nombre de plaintes pour la gestion des matières résiduelles», illustre le maire. Ce service a été centralisé dans l’arrondissement Sainte-Foy-Sillery-Cap-Rouge dans une première phase annoncée en décembre 2016.

 Plus de «flexibilité»

Le vice-président du comité exécutif, Jonatan Julien, avance que la nouvelle façon de gérer les services offrira plus de «flexibilité et d’agilité». Le personnel sera plus mobile puisqu’il pourra travailler «sans égard aux frontières administratives». De plus, les équipements pourront être partagés, et ainsi leur utilisation maximisée, promet-il.

Dans les prochaines années, chaque service centralisé fera l’objet d’une analyse de qualité, ajoute M. Labeaume. «On centralise les forces dans les arrondissements entre les mains de gens qui le vivent chaque jour, insiste-t-il. C’est ça la différence avec les réorganisations qui centralisent», directement à l’hôtel de ville.

Cette réorganisation est rendue possible grâce aux pouvoirs de la loi adoptée en 2016 accordant à Québec le statut de capitale nationale. «Ça nous a permis de changer les tâches d’un arrondissement à l’autre», explique-t-il.

En 2002, une telle clause était difficile à négocier puisque chaque ville fusionnée tenait à conserver le plus de pouvoirs possible. «Ce qu’on fait là aurait dû être donné en 2002. Ce n’est pas un reproche à Jean-Paul (L’Allier). À l’époque, il fallait absolument réaliser les fusions.» Par conséquent, faire des compromis.

La loi 109 permet donc de rencontrer les promesses des fusions d’il y a 15 ans, précise le maire. «Elles étaient vendues sur l’optimisation des services et la baisse des coûts».