«C’est notre histoire, c’est notre patrimoine collectif. Pour nous, c’est très important et c’est pour cette raison-là qu’on a décidé de fournir un montant immédiatement», a expliqué Mathieu Larouche, l’attaché de presse de la ministre de la Culture Marie Montpetit (photo).

Québec assure la survie de 32 centres d’archives régionaux

Le gouvernement libéral réagit au mouvement pour préserver les centres d’archives régionaux. Il octroie 420 000 $ à Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) pour maintenir 32 de ces centres à flot.

«C’est notre histoire, c’est notre patrimoine collectif. Pour nous, c’est très important et c’est pour cette raison-là qu’on a décidé de fournir un montant immédiatement», a expliqué Mathieu Larouche, l’attaché de presse de la ministre de la Culture Marie Montpetit, au Soleil vendredi.

Depuis quelques semaines, tous les centres d’archives privées du Québec sont inquiets. BAnQ a annoncé qu’elle allait faire passer de 32 à 25 le nombre de centres qui recevraient un financement annuel d’environ 30 000 $ de sa part. Aucun centre n’avait encore été coupé, sauf que cette perte éventuelle de revenus aurait pu porter un coup fatal à plusieurs d’entre eux. 

À Saint-Jérôme, la communauté a lancé en début de semaine le manifeste «Ensemble, assurons le futur de notre passé», qui plaidait pour que les archives privées des régions du Québec ne soient pas condamnées à l’oubli. 

«On est heureux d’avoir cette bouffée d’air pour deux ans, qui va nous permettre d’entreprendre un virage», a commenté Hélène Laverdure, dg des archives à BAnQ. La partie n’est toutefois pas gagnée et Mme Laverdure souhaite «qu’il y ait de plus en plus d’argent» du gouvernement réservé à cette mission. 

Pour assurer leur avenir à plus long terme, les centres d’archives régionaux devront trouver d’ici 2020 des façons de «générer des revenus autonomes», explique Mme Laverdure. 

Ces centres comptent pour la plupart sur les services d’un seul archiviste et conservent en grande partie des livres, des lettres, des cartes géographiques, des documents audiovisuels et autres souvenirs des localités qu’elles desservent. 

En Beauce

Ce financement ne règle toutefois pas le cas de la Société du patrimoine beauceron, qui a fermé ses portes en janvier dernier à Saint-Joseph-de-Beauce, faute de financement. 

Mme Laverdure explique que dans ce cas précis, la Société n’est plus agréée par BAnQ parce qu’elle a omis de transmettre des documents importants à temps. «Ils travaillent pour se remettre sur les rails», ajoute la directrice générale. 

Si la Société du patrimoine beauceron réussit à se reconstituer une équipe, elle pourra de nouveau être éligible au financement du gouvernement en 2020.