Le modèle choisi est celui de la firme israélienne Mifram Security, soit le MVB3X.

Québec a ses barrières anti véhicules-béliers

En plus des caméras de surveillance, des habits de protection et des gaz lacrymogènes, la police de Québec a profité du Sommet du G7 pour acheter quelques barrières anti véhicules-béliers, un dispositif de plus en plus répandu dans la province.

Le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) a confirmé au Soleil, jeudi, l’octroi d’un contrat gré à gré, «un peu avant le G7», d’une somme de 34 354 $ pour l’achat de cet équipement. Les barrières ont été déployées dans le secteur du Château Frontenac lors du Sommet du G7, les 8 et 9 juin. Elles pourraient réapparaître lors des grands événements, notamment.

Le modèle choisi est celui de la firme israélienne Mifram Security, soit le MVB3X. Selon la brochure de l’entreprise, la barrière peut freiner un camion de 7,5 tonnes filant à 48 km/h, ce qui est un standard de certification. 

Le SPVQ a refusé de préciser la quantité de barrières achetées, ce qui n’est pas non plus indiqué dans la fiche du contrat disponible sur la base de données SEAO. En s’appuyant sur un contrat octroyé en Europe pour ce même modèle, Le Soleil a pu évaluer que Québec s’était procuré une douzaine de modules servant à former les barrières. Ces dernières se montent sans outils, mais nécessitent la surveillance d’un agent. 

Le SPVQ avait testé un dispositif semblable lors du Carnaval de Québec cet hiver. Une expérience réalisée lors des défilés et sur certains sites plus achalandés. La barrière testée était celle de Pitagone, une entreprise belge, dont le produit est un compétiteur direct du modèle de Mifram Security. On vantait alors au SPVQ la mobilité de l’outil, qui peut être déplacé rapidement pour laisser passer un véhicule d’urgence ou réagir à l’évolution d’une menace.

Outre le SPVQ, les Forces armées canadiennes basées au Québec et la Sûreté du Québec se sont récemment procuré des barrières (Pitagone dans leur cas). D’autres corps policiers de la province s’y intéressent.