À la suite du vote unanime de mardi, Régis Labeaume tend maintenant la main pour travailler de concert avec les deux élus de Québec 21 et promouvoir le projet d’une seule voix.

Québec 21 ne peut plus s’opposer au tramway, juge Labeaume

Régis Labeaume estime que Québec 21 n’a plus la légitimité de parler contre le tramway ni de demander un référendum après avoir voté pour le projet au conseil municipal, mardi.

Lors de ce vote, Québec 21, qui attaque le projet depuis son annonce il y a trois semaines, n’a pas demandé le vote pour signifier son désaccord. En fin de séance, le chef de la formation, Jean-François Gosselin, a indiqué que ça ne change rien à ce qu’il pense du projet. «Notre stratégie est de poser des questions. Forcer un vote et ne pas le gagner...» était selon lui inutile, précisant que ce n’était qu’une «technicalité». 

«Ce qu’on vote au conseil de ville, c’est l’aboutissement légal des opinions politiques de tous. Ce sont les gestes les plus importants que posent les élus», a réagi le maire mercredi, en marge d’un point de presse, «remerciant» d’un ton ironique l’opposition officielle pour son appui.

«Tu ne peux pas voter au conseil en faveur du projet et après ça, demander un référendum. Ils ont voté en faveur. S’ils voulaient s’opposer, ils devaient le faire (mardi)», a-t-il insisté.

 M. Labeaume ne croit pas que les deux élus de Québec 21 ont voté en faveur par incompréhension des règles de fonctionnement. «Qu’ils ne plaident pas l’ignorance. Ils ont bien voté contre le budget en décembre. Je crois qu’ils ont voté pour (le tramway) parce qu’ils ne pouvaient justifier devant la population être contre un investissement de 3 milliards des deux paliers de gouvernement.»

Le maire tend maintenant la main pour travailler de concert avec les deux élus de Québec 21 et promouvoir le projet d’une seule voix, «être conséquent avec le geste posé», conclut-il.

Persister et signer

Dans un communiqué aux médias envoyé mercredi, la formation politique n’est pas revenue sur son argumentaire de mardi, voulant qu’il était inutile de «forcer un vote» qu’elle ne pouvait gagner.

«Comme le maire de Québec l’a lui-même confirmé ce matin (mercredi), il s’agissait d’un vote sur le financement du projet et non sur le projet à proprement parler», a indiqué M. Gosselin, justifiant qu’il n’est pas contre

«le fait qu’un projet de transport en commun soit financé presque entièrement par les deux paliers supérieurs de gouvernement ».

Pourtant, la lecture du document laisse croire qu’il s’agit plus que d’un vote sur le financement d’un projet quelconque. En effet, la résolution réfère au contrat de financement avec le gouvernement du Québec, auquel est annexée la description du réseau structurant de transport en commun (RSTC) tel que présenté par l’administration Labeaume le vendredi 16 mars.

Pour M. Gosselin, la déclaration de M. Labeaume mercredi n’a pour seul but que «de faire diversion pour pallier aux lacunes de son projet qu’il n’arrive pas à vendre à la population».